WWDC 2013 : keynote le 10 juin !

23 mai 2013 à 19:20


S'il fallait encore une confirmation, Apple vient de communiquer à All Things Digital qu'une conférence inaugurale aura bien lieu le lundi 10 juin, alors que le salon de la WWDC se tiendra ensuite jusqu'au 14 juin. Aucune information sur l'horaire n'a en revanche été donnée, même si habituellement les fameuses keynotes débutent à 10:00 heure locale, soit 19:00 en France métropolitaine.




Principalement destiné au développeurs, Apple proposera de ce salon pour dévoiler officiellement les successeurs d'iOS 6 et de OS X 10.8 Mountain Lion. Alors que la plateforme Haswell sera sortie quelques jours plus tôt (voir dépêche : Haswell sera disponible le 4 juin), il n'est pas impossible qu'Apple profite de l'occasion pour lever le voile sur de nouvelles générations d'ordinateurs portables. Les stocks de MacBook Air seraient d'ailleurs au plus bas à l'approche de cette échéance (voir dépêche : Début de pénurie pour le MacBook Air).

Comme à notre habitude, nous serons mobilisés tout au long de la soirée d'ouverture de la WWDC pour vous faire découvrir les annonces en direct et en images. Bien évidemment, nous vous tiendrons d'ici là tous les jours au courant des éventuelles rumeurs et fuites !





Un premier PC avec écran Ultra-Retina

23 mai 2013 à 15:44


Cela n'aura pas tardé ! Quelques jours seulement après l'annonce d'écrans d'une résolution supérieure aux dalles utilisées dans les MacBook Pro avec écran Retina (voir dépêche : De nouveaux écrans Ultra-Retina), HP vient de dévoiler un ordinateur portable doté d'un écran d'une diagonale de 14", tactile, avec une définition hallucinante de 3 200 x 1 800. Le HP Envy 14 TouchSmart sera disponible le 26 juin aux États-Unis à partir de 699 dollars, avec en standard une définition de 1 366 x 768. Deux options d'écran seront disponibles : 1 600 x 900 et bien sûr 3 200 x 1 800.




Après le Kirabook de Toshiba et le Chromebook Pixel de Google, voici donc le troisième concurrent au MacBook Pro Retina d'Apple, qui cette fois dépassera largement sa résolution. Le MacBook Pro 13,3" avec ses 2 560 x 1 600 dispose en effet d'un écran à 226 pixels par pouce et le MacBook Pro 15,4" avec ses 2 880 x 1 800 d'un écran à 220 ppp. Le HP Envy, lui, culminera à 262 ppp !

Malheureusement, le prix de l'option pour obtenir un écran Ultra-Retina sur cet ordinateur n'est pas encore connu, mais gageons que si celui-ci sera salé, le total restera inférieur aux tarifs des MacBook Pro Retina d'Apple. La concurrence comme toujours a du bon, et la démocratisation des écrans aux résolutions quadruplées permettra au coût des dalles de progressivement décliner. En toute logique, le prix du MacBook Pro devra donc baisser, jusqu'à ce qu'il puisse remplacer le vénérable MacBook Pro classique.



Une carte 802.11ac dans la nature

22 mai 2013 à 17:24


Postée sur un forum chinois durant le mois de mars, la carte suivante vient tout juste d'être repérée. Il s'agit d'une version modifiée de la carte BCM4360 de Broadcom, qui supporte le 802.11ac, autrement connu sous le nom de Wi-Fi Gigabit. Ressemblant comme deux gouttes d'eau à la carte Wi-Fi et Bluetooth actuellement utilisée dans l'iMac, sa nature ne fait que peu de doutes : il s'agit certainement d'un modèle qui sera utilisé dans un prochain Mac.




Le mois dernier, une version bêta du système d'exploitation d'Apple révélait qu'OS X allait bientôt supporter le 802.11ac et ses débits trois fois plus rapides (voir dépêche : Le Wi-Fi Gigabit supporté par OS X). Alors que l'on s'attend à la sortie de nouveaux MacBook le mois prochain (voir dépêche : Début de pénurie pour le MacBook Air), il ne serait pas étonnant de voir le Wi-Fi Gigabit débarquer très bientôt dans les produits pommés. Bien évidemment, tout votre équipement devra être adapté pour pouvoir profiter des vitesses accrues, à commencer par votre routeur. Les différentes bornes AirPort commercialisées par Apple devront donc rapidement être mises à jour !



Recharger un iPhone en 30 secondes ?

22 mai 2013 à 16:40


La Intel International Science and Engineering Fair 2013, qui se tenait du 12 au 17 mai à Phoenix en Arizona, a récompensé une jeune californienne de 18 ans pour une invention potentiellement révolutionnaire qui s'applique aussi bien aux téléphones qu'aux ordinateurs et aux voitures électriques. Grâce au petit dispositif que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous, qui peut sans problème se loger à l'intérieur d'un appareil électronique et remplacer sa batterie, il est possible de recharger un téléphone en 20 à 30 secondes. Pour cette invention, Eesha Khare a remporté la somme de 50 000 dollars, ce qui lui permettra de financer ses études à Harvard.




Malgré l'importance de cette innovation (l'iPhone 5 par exemple met environ 2 heures pour être totalement rechargé), on est encore bien loin d'une application commerciale. Plutôt qu'une batterie classique, il s'agit en réalité d'un supercondensateur utilisant une nouvelle électrode en nanotiges avec des noyaux de dioxyde de titane hydrogénés. Grâce à cette nouvelle électrode, le supercondensateur atteint une densité d'énergie de 20,1 Wh/kg (environ quatre fois plus que les supercondensateurs actuellement dans le commerce), avec une perte de capacité de seulement 32,5% après 10 000 charges (l'iPhone 5 est garanti jusqu'à 80 % de sa capacité initiale après seulement 400 cycles). Seulement, si ces chiffres sont impressionnants, une batterie lithium-ion telle qu'on en trouve sur l'iPhone ou le MacBook Pro dépasse une densité d'énergie de 100 Wh/kg. En clair, l'invention d'Eesha Khare permettrait certes de recharger un iPhone en moins de 30 secondes, mais imposerait de diviser l'autonomie de ce dernier par 5, voire plus, ce qui rend une application commerciale absolument impossible dans l'état actuel de l'avancement du projet. À moins, bien sûr, d'intégrer dans l'iPhone une batterie cinq fois plus grosse !

Le "supercapacitor" d'Eesha Khare est cependant loin d'être dénué d'intérêt, et la jeune femme aurait d'ailleurs déjà été approchée par Google. Alors que des chercheurs développent des solutions concurrentes encore plus prometteuses (voir dépêches : La super batterie, c'est pour bientôt ! et Enfin, une batterie vraiment performante ?), on espère vivement qu'une solution performante, fiable et économiquement viable sera enfin trouvée dans les prochaines années pour remplacer nos vénérables batteries dont l'autonomie est toujours aussi faible.



Vers un marché unique des télécoms ?

21 mai 2013 à 17:19


Nos lecteurs belges le savent bien, le marché des télécoms en Europe est très fragmenté, et les prix ainsi que la qualité de service sont très variables d'un pays à l'autre. Ce n'est pas la première fois que le sujet est évoqué, mais les différents responsables de l'Union Européenne sont de plus en plus convaincus des avantages d'un marché unique européen des télécommunications. Hier, Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la société numérique, a annoncé que des propositions pour la création d'un tel marché unique arriveront bientôt sur la table.

À 71 ans, la commissaire veut faire tomber les barrières du marché européen avant la fin de sa vie politique. En clair, Neelie Kroes ne compte pas traîner :

J'ai le même âge qu'Alex Ferguson (entraîneur de l'équipe de football de Manchester tout juste retraité, ndlr), mais je n'ai pas l'intention de prendre ma retraite avant d'avoir surmonté les obstacles vers le marché unique. Réfléchissez-y bien, un marché des télécoms sans frontières, sans fragmentation... Cela sera ma priorité pour le reste de mon mandat.

Les États-Unis (314 millions d'habitants) disposent de six opérateurs mobiles, et la Chine (1,344 milliards d'habitants) seulement trois, alors que l'Union Européenne et ses 504 millions d'habitants enregistre plus d'une centaine d'opérateurs. En créant un marché unique, la Commission compte permettre l'émergence de grands groupes de télécommunication européens, qui pourront faire le poids face aux géants américains et chinois, qui décident aujourd'hui des normes utilisées face à des opérateurs européens qui se contentent de suivre. Également, Neelie Kroes affirme que ces grands groupes européens pourront faire évoluer plus rapidement les technologies utilisées sur le Vieux Continent, et créer des réseaux plus rapides et fiables.

Mais surtout, la création d'un marché unique entraînerait une égalité des consommateurs face à l'offre de forfaits, ainsi que la disparition des frais d'itinérance sur le continent. Les prix devraient donc baisser, même en France où les tarifs des forfaits se sont déjà effondrés suite à l'arrivée de Free Mobile.

Bien sûr, le chemin est encore long, les implications économiques étant gigantesques et les changements à venir très profonds. Mais l'idée, pour qui s'est déjà retrouvé avec des factures astronomiques lors d'un voyage à l'étranger, est assurément séduisante ! Nous suivrons bien sûr l'évolution de cette proposition sur Consomac dès que Neelie Kroes présentera un projet effectif.





De nouveaux écrans Ultra-Retina

21 mai 2013 à 12:05


Les ordinateurs dotés d'un écran à résolution dite « Retina » sont encore très peu nombreux. Le MacBook Pro 15,4" a ouvert le bal en juin dernier (voir dépêche : Les nouveaux MacBooks sont là), rejoint par un modèle 13,3" en octobre (voir dépêche : Voici le MacBook Pro Retina 13"). Puis, Google a dévoilé son Chromebook Pixel en février 2013 (voir dépêche : Chromebook Pixel, un concurrent du Air ?), rapidement rejoint par Toshiba en avril (voir dépêche : Le MacBook Air Retina selon Toshiba). Les deux modèles 13" concurrents d'Apple ont des définitions assez similaires aux 2 560 x 1 600 du MacBook Pro 13,3", le MacBook Pro 15,4" plafonnant lui à 2 880 x 1 800. Le point commun de ces machines ? Le prix, très élevé, malgré de fortes baisses pour le MacBook Pro en début d'année (voir dépêche : Le MacBook Pro en baisse !).


Kirabook de Toshiba, Chromebook Pixel de Google, MacBook Pro 13,3" et 15,4" d'Apple



Toutefois, comme toute technologie nouvelle, les écrans Retina vont rapidement voir leur tarifs baisser, et on devrait en 2013 voir de nombreux constructeurs embrasser cette nouvelle tendance. C'est dans ce contexte que deux fabricants de dalles, Samsung et Sharp, viennent d'annoncer de nouveaux produits qui poussent le concept du Retina encore plus loin qu'Apple.

Du côté de Sharp, deux écrans d'une définition de 2 560 x 1 440 vont faire leur apparition, avec des diagonales de 11,6" et 15,6", ainsi que deux autres écrans d'une définition de 3 200 x 1 800, avec des diagonales de 13,3" et 14". Soit, pour le modèle 13,3", une résolution de 262 pixels par pouce alors que le MacBook Pro plafonne à 226 ppp. Et du côté de Samsung, un autre modèle de 13,3" va être commercialisé, avec une définition de 3 200 x 1 800. Comme vous l'avez peut-être remarqué, tous ces écrans disposent d'un ratio 16:9, alors qu'Apple utilise des dalles 16:10 sauf pour le MacBook Air 11,6".

S'il est donc assez improbable qu'Apple utilise ces dalles pour les futurs MacBook Pro et pour d'hypothétiques MacBook Air avec écran Retina, la sortie de ces nouveaux écrans va permettre à de nombreux fabricants de lancer des ordinateurs dotés d'écrans Retina d'une résolution supérieure aux MacBook Pro d'Apple. Inévitablement, les prix des différents modèles baisseront, et cela conduira Apple à revoir ses tarifs. Alors que la WWDC 2013 se tiendra dans une vingtaine de jours (voir dépêche : La WWDC 2013 se tiendra le 10 juin), il est possible qu'Apple en profite pour dévoiler une nouvelle gamme d'ordinateurs portables, en commençant au moins par le MacBook Air (voir dépêche : Début de pénurie pour le MacBook Air). Alors que le MacBook Air devrait conserver ses dalles actuelles, Apple pourrait faire un nouvel effort pour démocratiser le MacBook Pro Retina (voir dépêche : Vers du tout Retina cette année ?) et couper l'herbe sous le pied de ses concurrents. Malgré cette volonté, le MacBook Pro classique pourrait être conservé encore quelques mois (voir dépêche : Le MacBook Pro classique conservé ?), afin notamment de continuer à proposer à ses clients un ordinateur doté d'un lecteur optique. À suivre !



Shopping, le porte-monnaie d'Apple

20 mai 2013 à 18:05


Un nouveau brevet au sujet d'un porte-monnaie numérique pour l'iPhone vient d'être accordé à Apple. Après un premier brevet très important publié l'année dernière (voir dépêche : Apple verrouille son iWallet), cette nouvelle publication apporte des éléments nouveaux et décrit des fonctionnalités encore inédites.

Alors que le précédent brevet décrivait cette fonction sous le nom de « Mobile Pay », nous allons ici parler d'une application iOS dont le nom est, tout simplement, « Shopping ». Bien évidemment, ces noms ne sont utilisés que dans le cadre des brevets, pour illustrer les concepts protégés. Ainsi, des fonctionnalités décrites dans plusieurs brevets pourront être utilisées dans une seule et même application dont le nom pourra être encore différent.

Apple démarre son brevet par des fonctions assez basiques : la possibilité de scanner des codes-barres grâce à l'appareil photo, le paiement à la caisse d'un magasin grâce au module NFC intégré à l'iPhone... Ces fonctions sont relativement simples et évidentes pour tout téléphone équipé d'un module NFC dans les prochaines années, module NFC dont ne dispose d'ailleurs pas encore l'iPhone (voir dépêche : Empreintes et NFC pour l'iPhone 5S ?). Mais Apple ne fait que poser quelques bases pour aller beaucoup plus loin.




Une des grandes fonctionnalités protégées par ce brevet concerne les réglages du porte-monnaie électronique. Apple décrit un moyen assez poussé de conserver les différents commerces que vous avez l'habitude de visiter, et d'appliquer des préférences différentes à chaque commerce. Ainsi, vous pouvez assigner à certains commerces, où à des commerces vendant certains types de bien, des moyens de paiement différents. Pour ces moyens de paiement, vous pouvez bien sûr appliquer certains réglages, comme par exemple un plafond de dépense. Apple imagine aussi un moyen de déterminer dans quel commerce vous vous trouvez, grâce à la géolocalisation de votre téléphone, et vous proposer pendant que vous faites votre shopping les différents bons de réduction actuellement en cours. Tout cela, bien sûr, fonctionnerait de concert avec l'application Passbook, à moins que les deux logiciels fusionnent...






Autre fonctionnalité nouvelle : l'intégration de modes de paiement alternatifs, comme le paiement en plusieurs fois décrit sur les schémas suivants. L'acheteur peut demander un financement de la part d'une banque en direct (on soupçonne facilement Apple de vouloir remplir ce rôle avec iTunes...) et en seulement quelques clics. Une fois le financement approuvé, l'utilisateur peut effectuer son paiement via le module NFC.






La possibilité de demander de l'argent à un ami est également intégrée, et fonctionne alors par deux biais : soit l'ami se trouve avec l'acheteur au moment de la transaction, et le prêt d'argent se réalise alors via le module NFC, sinon ce dernier est réalisé à distance, par internet (à condition bien sûr que l'ami en question dispose d'un iPhone avec l'application Shopping installée).






Les brevets d'Apple protégeant des utilisations de la NFC sont désormais très nombreux. Petit à petit, Apple place ses pions, en attendant la sortie d'un nouvel iPhone qui portera à la vie certaines des fonctionnalités que nous avons décrites ces derniers mois. Les rumeurs annonçant l'arrivée de cette technologie dans le prochain iPhone, qui sera dévoilé cette année, sont de plus en plus nombreuses (voir dépêche : Empreintes et NFC pour l'iPhone 5S ?). La sortie d'un système d'exploitation largement revu pour le téléphone d'Apple, dont une version bêta sera présentée dès le mois prochain (voir dépêche : La WWDC 2013 se tiendra le 10 juin), pourrait bien être l'occasion pour Apple d'intégrer la NFC profondément dans le logiciel interne de l'iPhone. À suivre !



Début de pénurie pour le MacBook Air

18 mai 2013 à 18:13


Le site américain Apple Insider nous signale que de nombreux magasins aux États-Unis ne disposent plus que d'un stock très limité de MacBook Air, alors que la conférence inaugurale de la WWDC se tiendra dans moins d'un mois (voir dépêche : La WWDC 2013 se tiendra le 10 juin). Amazon, B&H et MacConnection ne disposent plus d'aucune unité du modèle 13" d'entrée de gamme. MacMall a été réapprovisionné aujourd'hui, alors que J&R ne le vend plus que dans ses magasins physiques.

Nous avons voulu voir ce qu'il en était en France, et avons constaté une situation moins tendue mais suffisamment inhabituelle pour être remarquée. Par exemple, la plupart des MacBook Air sont « non livrables » chez Boulanger, et sont disponibles dans très peu de magasins physiques. Chez Rue du Commerce, le MacBook Air 13" d'entrée de gamme, un des ordinateurs les plus populaires d'Apple, a 15 jours de délai... À la Fnac, seul le modèle 13" haut de gamme est indisponible, ou plutôt « en pré-commande, livraison prévue à partir du mois de mai 2013 » (alors que ce dernier est bien commercialisé depuis juin 2012), mais les autres modèles sont également disponibles en faibles quantités dans les magasins physiques de la marque (il est possible de consulter le stock de chaque modèle dans chaque boutique Fnac).




Ce genre de phénomène arrive souvent avant un renouvellement de gamme, alors qu'Apple a lancé la production de nouvelles machines et livre les dernières unités de l'ancienne production au compte-gouttes. Si rien n'est encore sûr, il s'agit toutefois d'un signe intéressant à l'approche de la WWDC (voir dépêche : Le MacBook Air passe au rouge !).



Google Maps a un Plans d'avance

18 mai 2013 à 11:30


Ce mercredi, Google a présenté une mise à jour majeure de son système de cartographie, Google Maps. Les nouveautés ne sont pas disponibles tout de suite et il faudra attendre cet été pour en profiter. Mais les innovations sont nombreuses, et pourraient bien laisser Plans, le système de cartographie d'Apple... en plan.




Tout d'abord, l'interface est largement revue et passe en plein écran, avec un module de recherche avancée très bien réalisé en haut à gauche. Grâce à l'utilisation de WebGL, Google a pu intégrer les fonctionnalités de son logiciel Google Earth directement dans le navigateur, et vous pourrez donc bientôt bénéficier des vues en 3D des villes couvertes, tout comme FlyOver sur le logiciel d'Apple. Petite cerise sur le gâteau, si vous reculez suffisamment au point de voir le globe terrestre, vous pourrez admirer les nuages... en temps réel, ou presque.

Ensuite, une autre amélioration très utile est une meilleure intégration des transports en commun dans le calcul des itinéraires, en prenant bien sûr en compte les horaires des différents modes de transport. Actuellement, la prise en compte des transports en commun ne se fait que dans peu de villes, les différentes autorités organisatrices de transport rechignant souvent à rendre publiques leurs données. Mais au fil du temps, cette fonctionnalité devrait s'étendre à de nouveaux réseaux. Plans, lui, ignore les transports en commun dans ses calculs d'itinéraires.




Enfin, la plus grande innovation de cette nouvelle version de Google Maps est sans doute la moins visible : il s'agit de la personnalisation des résultats, en fonction des notes que vous aurez donné à différents lieux, ou encore en fonction des recommandations de vos amis. Les informations données par la carte s'ajustent également en fonction des lieux que vous êtes en train d'observer. Si par exemple vous cliquez sur un restaurant, la carte deviendra instantanément plus précise à ses alentours. Le système, entre autres basé sur le réseau social Google+, est auto-apprenant : « plus vous l'utilisez, meilleur il sera », affirme Google.

Vous pouvez observer les différentes nouveautés à venir de Google Maps dans la vidéo suivante (en anglais) :




Pour le moment, Plans reste cantonné à l'iPhone et à l'iPad, n'existant que sous forme d'application pour iOS. Quelques indices, et notamment l'utilisation d'adresses sous la forme maps.apple.com, laissent à penser qu'Apple prévoit une version web de son service de cartographie. Google Maps prenant beaucoup d'avance sur Plans, il serait bien possible qu'Apple préfère dévoiler une version uniquement dédiée au Mac pour le moment, en l'intégrant par exemple dans la prochaine version d'OS X qui sera présentée le mois prochain (voir dépêche : La WWDC 2013 se tiendra le 10 juin), afin d'éviter de subir ce qui pourrait bien être une humiliation publique. Pendant ce temps, Google Maps s'améliore de jour en jour, et sa présence sur toutes les plateformes via des applications dédiées ou directement sur le web permet à la firme de Mountain View de recevoir des retours de bien plus d'utilisateurs qu'Apple, qui met d'ailleurs parfois des mois à corriger des erreurs pourtant flagrantes...



Nouvelle fréquence pour la 4G en France ?

17 mai 2013 à 16:45


Le quotidien Les Échos vient de nous apprendre que le gouvernement a l'intention de mettre en vente une nouvelle bande de fréquences auprès des opérateurs mobiles. Actuellement exploitée par la TNT, la bande des 700 MHz serait réattribuée à la 4G LTE. Par cette opération, le but du gouvernement est simple : récupérer 3 milliards d'euros.

Les différents groupes de télévision ont déjà fait savoir leur mécontentement, car le transfert de la bande des 700 MHz aurait pour effet de grandement limiter les perspectives d'évolution de la diffusion française, notamment en ce qui concerne le passage à la haute définition de nouvelles chaînes. Et on ne parle pas de l'arrivée de l'UltraHD dans les prochaines années, qui serait tout simplement impossible dans ces conditions (voir dépêche : Écrans UltraHD : les prix s'effondrent déjà). À moins bien sûr de supprimer certaines chaînes, ce qui paraît improbable...

Pour les opérateurs de téléphonie, la disponibilité d'une nouvelle plage de fréquences pose également un problème, et il est cette fois financier. L'arrivée de Free Mobile dans le paysage français a fait du mal aux bénéfices, et alors que les différents opérateurs ont déjà investi des centaines de millions d'euros dans de premières fréquences 4G il y a à peine deux ans, la perspective d'ouvrir à nouveau le porte-feuille fait grincer des dents.

En cas de réattribution effective, les opérateurs n'auraient évidemment aucune obligation d'achat. Toutefois, la bande des 700 MHz serait loin d'être inutile pour le développement de la 4G, et il suffirait en effet qu'un opérateur décide de se lancer pour que les autres soient obligés de suivre. En plein déploiement dans notre pays, la 4G via cette nouvelle bande permettrait une meilleure couverture en milieu rural sans augmenter le nombre d'antennes, ainsi qu'une meilleure pénétration dans les bâtiments en ville.

Du côté de l'iPhone, rappelons que le modèle actuel ne supporte toujours pas la 4G en France. La réorganisation de la bande des 1 800 MHz permettra à l'iPhone d'accéder au fameux réseau dès la fin 2013 (voir dépêche : L'iPhone 5 aura la 4G en France !), et il y a de grandes chances que le prochain iPhone supporte des plages de fréquences plus nombreuses (voir dépêche : L'iPhone 5S aura la 4G en France). La plage des 700 MHz n'est pas supportée par l'iPhone 5 vendu en Europe, et la vente de ces nouvelles fréquences n'aura donc aucun impact sur le téléphone d'Apple. Toutefois, le modèle d'iPhone 5 vendu en Amérique du Nord est lui parfaitement compatible avec la bande des 700 MHz, ce qui permettrait aux personnes ayant acheté leur iPhone aux États-Unis de l'exploiter pleinement en France.

Si la potentielle réorganisation de la bande des 700 MHz aura des bénéfices non négligeables pour le développement de la 4G en France, cela se fera au détriment de celui de la TNT. Il faut donc s'attendre à un grand débat dans les prochains mois, alors que le gouvernement semble vouloir vendre ces fréquences dans l'urgence avec des enchères qui pourraient avoir lieu dès 2016. Affaire à suivre !



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