Content que cela vous plaise !
Pour répondre à
Elessar81, le qualificatif « écologique » n'est pas celui qui me viendrait spontanément concernant le livre numérique ! Les livres papiers sont faits avec des résidus de branche et d'écorce ramassés dans nos forêts françaises, ce qui permet de les entretenir, ou même directement avec du papier recyclé, et l'impression d'un livre n'utilise que des encres naturelles et quasiment aucun plastique, en donnant du travail à tout un tas d'intermédiaires locaux...
Mais maintenant que j'ai développé cette thèse, je vais développer l'antithèse. Le livre numérique est immédiatement accessible, ne nécessite ni transport ni stockage, et peut être en théorie recopié et diffusé des milliards de fois sans rien coûter de plus que ce qui est déjà dépensé par l'internet et ses millions de serveurs. Le livre numérique, c'est minuscule par rapport à une vidéo HD, par exemple.
Voilà pour l'écologie. Passons maintenant à cette idée de pixels et de résolution. On se contrefiche de la résolution avec laquelle a été imprimé un livre de poche, n'est-ce pas ? C'est la même chose avec l'encre électronique e-ink. Les pixels, quels pixels ? Je ne suis pas tout-à-fait certain qu'un tel écran comporte des pixels (bon, en tant que prof de Physique, je pourrais me renseigner un peu tout de même sur la technologie derrière, mais bon, on est dimanche ! Repos !

). Tu remarqueras que sur mes photos ce qui est affiché à l'écran du Kindle est parfaitement net, tout aussi net que ce qui est affiché sur du papier. La couleur du fond est juste un peu différente, mais le contraste est excellent, et il s'améliore encore en plein soleil ! Parfaitement lisible et idéal pour lire à la terrasse d'un café (car après avoir passé mes vacances d'hiver à faire du ski-bar, sport qui consiste à regarder les autres skier depuis la terrasse d'un bar, je compte passer mon été à faire du nage-bar, qui consiste à regarder les autres se baigner depuis la terrasse d'un bar

).
Passons maintenant à l'écran tactile. Le Kindle est fait pour lire en changeant de page d'un effleurement, et il permet cela superbement. Ce qui signifie que son écran tactile est à la fois affreux et merveilleux. Affreux car quand on touche, la technologie d'encre e-ink met des plombes à se rafraîchir. Ce n'est pas avec ça qu'il faut envisager écrire des notes, en particulier. Merveilleux car cet écran mat ne chope pas du tout les traces de doigts ni les reflets (l'iPad et ses reflets me semblent « vulgaire » après ça, mais bon si j'avais le look d'un Play Boy, les reflets m'apparaitraient sans doute plus flatteurs...

). C'est un bonheur d'effleurer cet écran, et ça marche même avec un bout de crayon ou un bout de manche de chemise, puisque le tactile est en fait simulé par des faisceaux infrarouges qui sont interceptés par un obstacle comme un doigt. Ceux qui sont d'une espèce extra-terrestre aux doigts transparents pourront toujours mettre des gants !
Enfin, parlons du plus important : les livres. Avant de se lance avec un Kindle, il faut bien avoir conscience de la pauvreté du catalogue français. On ne trouve rien en français (ou si peu...) comme eBook autant chez Apple que chez Amazon. Nos éditeurs sont très craintifs, ils ont la nostalgie des années 70 (du siècle dernier, n'est ce pas !). Ils pensent qu'en ne proposant pas leurs contenus, ils pourront éviter de les perdre et de se faire doubler par le piratage. Ils ont peur de dépendre d'Amazon ou d'Apple, et de perdre leur rôle d'intermédiaire. Et donc le gros intérêt du Kindle est d'accéder aux livres anglophones sans avoir à attendre les trois semaines de livraison depuis Amazon.com. Dans tous les cas avant de se décider pour un Kindle on n'oubliera pas de tester l'application Kindle proposée sur Mac et sur iOS par Amazon, et qui permet de se rendre compte que les eBooks gratuits sont souvent bourrés de fautes, que les derniers romans en tête de rayon à la Fnac ne sont en général pas au catalogue, et que les eBooks universitaires sont quasi-illisibles : dès qu'il y a des schémas ou des formules, ça devient totalement inutilisable, soit trop petit, soit trop flou ! Ce n'est pas des iBooks Author, c'est sur...
En fait pour moi le Kindle, c'est surtout un Art, une posture idéologique, considérant qu'il faut défendre le livre électronique et Amazon, qui, comme Google ou Apple, a changé notre monde.

Mes 600 eBooks ne m'empêchent pas en revanche d'avoir plus de 1000 livres dans ma bibliothèque, et à continuer à en acheter et à en lire sans cesse ! (j'ai comme projet de finir ma vie dans ma maison, les murs couverts de bibliothèques et de livres, j'espère que ce sera dans longtemps, mais ça finira par arriver – en Prépa ils m'avaient appelé « le libraire », ça devait être pour quelque chose !

).
En bref, le Kindle complète l'iPad retina et les livres « en papier », sans se substituer à aucune de ces deux autres sources.