Le processeur Apple A6 dévoilé ?


Apple vient de déposer une nouvelle marque, aux États-Unis et en Chine, nous informe le site Patently Apple. La marque "Macroscalar" est protégée dans le domaine des processeurs, ce qui ne laisse aucun doute sur sa future application. Qu'est-ce qu'un processeur "macroscalaire" ? En bref, une énorme avancée au niveau de la maîtrise énergétique, ce qui permettra donc des autonomies plus importantes. Apple n'ayant pas encore la capacité de se battre contre les processeurs d'ordinateurs d'Intel, on devrait exclusivement retrouver ces nouveaux processeurs sur l'iPad et l'iPhone.




Apple ne possède pas ses propres usines, mais fait déjà fabriquer ses propres processeurs, comme l'Apple A5 qui équipe aujourd'hui l'iPad 2 et l'iPhone 4S. Depuis 2004, Apple travaille sur une nouvelle architecture de processeurs au sujet de laquelle plusieurs brevets ont déjà été déposés. Partant du principe que l'augmentation de la fréquence d'horloge d'un processeur se traduit par une augmentation de la chaleur, Apple cherche à développer le parallélisme : plutôt que de chercher à traiter les informations plus rapidement, il vaut mieux travailler à en traiter un plus grand nombre simultanément. Plus d'informations techniques sont disponibles sur cette page (en anglais).

Grâce à un tel processeur, dont le dépôt de marque est signe on l'espère d'une arrivée prochaine, Apple pourra accentuer sa maîtrise énergétique sur des produits dont l'autonomie est l'une des principales préoccupations. Si l'Apple A6, processeur qui équipera sans doute le prochain iPad et le prochain iPhone, est fabriqué selon le principe énoncé ci-dessus, cela permettra de faire les économies d'énergie nécessaires à l'arrivée par exemple d'un écran Retina, et une augmentation de l'autonomie en général est bien sûr à envisager. À condition, bien sûr, que le système d'exploitation soit optimisé.


Partager

Vos réactions (6)

pehache

9 février 2012 à 11:36

Apple ne conçoit pas entièrement "ses propres processeurs" : la base des Apple Ax c'est une architecture ARM sous license (la même qu'on retrouve dans la majorité des appareils mobiles aujourd'hui).

Quant au parallélisme matériel, ce n'est pas une innovation: les unités vectorielles, les multi-CPU, les multi-coeurs, l'hyperthreading, ça existe depuis un moment, devant le constat qu'on plafonne au niveau de la fréquence d'horloge.

Mais si on plafonne au niveau de la fréquence d'horloge, ce n'est pas dû au "manque de logiciels optimisés" mais principalement à deux choses:
- pour monter la fréquence d'horloge il faut graver plus fin, sinon ça chauffe trop. Or la finesse de gravure ne progresse si vite que ça.
- la vitesse d'accès à la mémoire est en retrait par rapport à la capacité de traitement des CPU: aujourd'hui le goulet d'étranglement est souvent à ce niveau-là, donc il ne sert pas à grand-chose d'augmenter la fréquence d'horloge quand le processeur passe déjà son temps à attendre les données.

Sylvain

9 février 2012 à 11:56

J'ai préféré ne pas rentrer dans des explications techniques, d'abord que je ne maîtrise pas parfaitement, mais surtout qui seraient vite incompréhensibles. Si tu souhaites plus d'informations sur le côté innovant de ce processeur, tu peux faire un tour sur les liens de Patently Apple qui décrivent les différents brevets.

Pour ce qui est de ARM, l'Apple A5 est effectivement largement basé sur une architecture existante. Mais le principe est là, Apple commence à travailler sur les processeurs et va pouvoir progressivement s'éloigner de l'architecture originelle et produire des puces qui lui seront de plus en plus propres.

Pour ce qui est de la portion que tu cites, j'ai modifié le texte, j'avais écrit une partie sur les multi-coeurs que j'ai finalement supprimée, je me suis emmêlé les pinceaux.

Cmoi

9 février 2012 à 22:12

En même temps, c'est peut-être pas pour l'A6...mais l'A7 ou A8.

pehache

10 février 2012 à 08:53

Concevoir des processeurs est un métier extrêmement pointu et "réservé" en pratique à quelques acteurs (Intel, ARM...), et je doute qu'Apple ait les compétences en interne pour ça. C'est un pur métier d'électronicien. Il y a une marge entre décrire un principe de fonctionnement (ce que semble être le brevet Apple) et réaliser la conception technique (les plans) d'un processeur implantant ce principe de fonctionnement, et encore une autre marge pour que le processeur fonctionne comme espéré.

Si Apple a breveté une nouvelle technologie intéressante, je les vois plus licencier cette technologie à ARM (ou autre) pour qu'ARM l'inclue dans les processeurs qu'ils conçoivent (avec probablement une période d'exclusivité pour Apple). Sachant que la fabrication c'est encore un autre acteur (ARM ne fabriquant pas).

pim

10 février 2012 à 17:05

@ pehache : il est clair qu'Apple ne va pas se mettre à fabriquer un microprocesseur de zéro. Des tas d'usines peuvent faire ça pour eux.

Ceci dit, dans le domaine très très pointu de la gravure de puce, domaine qui demande des investissements colossaux, le meilleur c'est bien Intel. Mais voilà, c'est ballot, ils ne veulent pas graver de puces ARM ! Le monde est mal fait. Si tout d'un coup Apple arrivait à convaincre Intel, on ferait immédiatement un bon en avant de plusieurs années ! L'iPhone 8 ou 9 dès maintenant !

pehache

10 février 2012 à 18:20

Ni fabriquer, ni même concevoir. Encore une fois, décrire un principe général de fonctionnement d'un processeur (ici la "macroscalarité" (?)), ce n'est pas concevoir. C'est bien ARM qui conçoit les processeurs "Apple" (du moins la partie CPU), et qui continuera vraisemblablement à le faire. Après, ARM ne fabriquant pas, effectivement c'est un fondeur "lambda" qui fabrique.

Réagir

Vous devez être connecté à notre forum pour pouvoir poster un commentaire.

Connexion
Inscription



À PROPOS

Qui sommes-nous ?
© 2004 - 2014 Consomac

CONTACT

Rédaction - Technique
Presse - Pub - Bons plans

SOCIAL

Consomac sur Twitter
Consomac sur Facebook

FLUX RSS

Les news
Les bons plans



Recherche

Contact

Voir version ordinateur

Sur Facebook - Sur Twitter

RSS News - RSS Bons Plans

À propos

© 2004 - 2014 Consomac