La ReRAM veut révolutionner la mémoire


Connaissez-vous la ReRAM ? Cet acronyme désigne la Resistive random-access memory, Resistive RAM, c'est à dire de la mémoire non volatile. Aujourd'hui, lorsque vous éteignez votre ordinateur, ou que votre téléphone n'a plus de batterie, la mémoire vive est totalement vidée de son contenu, ce qui n'est donc pas le cas de la ReRAM. Cet avantage permet notamment de stocker des informations en mémoire sans risque de perte de contenu, et la ReRAM peut donc être utilisée comme périphérique de stockage.

La ReRAM est dans les laboratoires des fabricants d'électronique depuis de nombreuses années. Mais enfin, la recherche semble suffisamment avancée pour commencer à envisager une fabrication à grande échelle. Cette semaine, Micron et Sony ont annoncé avoir développé un module de ReRAM de 2 Go qui comble le fossé entre la RAM et les SSD (mémoire flash). En clair, la ReRAM présentée cette semaine présente des temps d'accès proches de ceux de véritables modules de mémoire vive (c'est à dire absolument fulgurants), tout étant bien moins chers à produire (à terme).




Accrochez-vous bien, voici les chiffres : des taux de transferts de 1 Go par seconde en lecture et 200 Mo par seconde en écriture, tout en ayant des temps d'accès de 2 microsecondes en lecture et 10 microsecondes en écriture. Du côté de la vitesse de transfert, la lecture est comparable voire supérieure à un MacBook Pro de toute dernière génération (voir dépêche : Des SSD inégaux sur le MacBook Pro 2013), et l'écriture est un peu moins bonne que ce que l'on trouve aujourd'hui dans les SSD récents. Mais du côté du temps d'accès, nous avons bien affaire à une révolution : là où un disque dur classique atteint en moyenne 12 millisecondes et un SSD descend à 0,1 milliseconde (soit 100 microsecondes), la ReRAM est entre 10 et 50 fois plus rapide.




En ne compromettant pas vraiment les taux de transfert tout en améliorant très sensiblement les temps d'accès, Sony et Micron nous promettent une mémoire idéale pour remplacer à terme la classique mémoire flash utilisée aujourd'hui dans les SSD. Pour cela, il faudra encore attendre plusieurs années, la production n'ayant pas encore débuté, et les puces coûtant encore cher à fabriquer. Mais assez rapidement, la ReRAM pourrait être utilisée... comme cache dans des modules de mémoire flash, ce qui améliorerait sensiblement leurs performances tout en leur promettant une durée de vie accrue. À terme, la société Crossbar, qui s'est lancée dans le développement de ReRAM, annonce pouvoir produire des modules de 1 To sur la surface... d'un timbre postal, tout en multipliant les performances par 20 et divisant la consommation électrique par 20. Il ne s'agit pour le moment que de théorie, mais les perspectives sont très alléchantes !


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Vos réactions (1)

LolYangccool

19 février 2014 à 21:11

C'est terrible ça !

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