L'Apple Watch ne sert à rien, mais...


Intéressant article du Wall Street Journal cette semaine : à quoi peut donc bien servir une Apple Watch ? La montre connectée d'Apple, dont la sortie est attendue pour le mois d'avril (lire : L'Apple Watch sera commercialisée en avril), n'a en effet pas de but extrêmement précis. Sur son site, Apple présente une technologie « plus accessible », « plus pertinente », « plus personnelle ». Un message un peu vague pour un produit qui a du mal à se définir. Et pour cause : les équipes d'Apple auraient eu le plus grand mal à choisir l'angle de communication à adopter pour la promotion de la montre connectée de Cupertino. La faute, entre autres, à l'abandon en cours de route de certaines fonctionnalités phare de cette dernière...


Présentation officielle de l'Apple Watch sur le site d'Apple.



Originellement, l'Apple Watch a été conçue comme un assistant personnel plus spécifiquement dédié au sport et à la santé. Nécessaires mais non suffisantes, les fonctionnalités déjà présentes sur l'iPhone et n'étant finalement que déportées sur un écran plus petit (notifications, messages, navigation, musique, etc.) étaient considérées comme des fonctionnalités de base d'une smartwatch ne permettant pas au produit de se forger sa propre identité, non seulement par rapport aux montres connectées concurrentes mais également par rapport à l'iPhone. Le sport et la santé étaient l'argument de vente d'Apple. De nombreux capteurs étaient ainsi prévus, avec par exemple un module pour détecter la pression sanguine et même un électrocardiogramme (lire : L'iWatch avec un écran 2,5" et 10 capteurs ?). Toutefois, Apple n'a dans certains cas pas été satisfaite de la fiabilité des capteurs, et a dans d'autres cas rencontré des écueils trop importants à surmonter. L'Apple Watch de première génération est donc tronquée de la plupart des capteurs initialement prévus.


L'application Calendrier de l'Apple Watch.



Cette première Apple Watch a ainsi abandonné l'aspect santé au sens médical du terme pour se concentrer sur le sport. La montre connectée d'Apple est donc équipée de capteurs plus classiques dédiés au fitness (accéléromètre et cardiofréquencemètre), avec des applications similaires à ce que propose la concurrence. L'Apple Watch est par exemple capable de mesurer les calories brulées, garder des statistiques sur vos activités sportives (temps, distance, rythme, etc.) et donner des conseils personnalisés. Sympathique, mais loin d'être révolutionnaire.


L'assistant fitness de l'Apple Watch.



Cela suffira-t-il à séduire ? Apple se montre bien sûr confiante quant aux ventes de sa future montre connectée, avec des projections situées entre 5 et 6 millions d'unités pour le premier trimestre de commercialisation. Pour le moment, Apple communique massivement sur l'aspect mode de sa montre (lire : L'Apple Watch, l'objet de la mode), avec un modèle en or qui pourrait excéder 4 000 euros. En attendant la version 2, en 2016, qui pourrait accueillir les fameux capteurs...


PARTAGER SUR :

Retrouvez l'Apple Watch sur notre comparateur de prix.

Sur le même sujet

Vos réactions (8)

Michel Bellemare

18 février 2015 à 14:01

Je pense que la talon d'Achille de l'Apple Watch, sera l'autonomie de sa pile. Il faudrait que celle-ci possède des applications vraiment stupéfiantes (et absentes du iPhone), pour que les consommateurs ignorent ce boulet.

Sinon, je crains qu'elle n'attire que les fans inconditionnels, qui achètent n'importe quoi ayant une pomme comme logo.

magister

18 février 2015 à 14:29

Moi, si j'étais madame Irma, je dirais qu'elle va faire un bon gros flop - à part les fans, comme dit le cousin de Pierre...

Michel Bellemare

18 février 2015 à 15:54

En passant, les «Bellemare» du Québec, n'ont aucun lien de parenté avec les «Bellemare» français (comme l'écrivain Pierre Bellemare). Les Québécois sont issus des Gélineau de La Rochelle, alors que les français sont originaires d'Irlande.

VanZoo

18 février 2015 à 15:54

Et comme d'hab, version après version, Apple livrera au compte goutte les améliorations jusqu'à l'AppeWatch Air : mince, puissante, bardée de capteurs
Comme le manque de la 3G sur le 1er Iphone

Paul

18 février 2015 à 22:55

J'en veux une, et je ne serai pas le seul
Oui, c'est de la confiance, mais pas aveugle car éclairée par tous les succès de la marque à la pomme.
Si cette fois je me fais avoir, et bien ce sera la première fois, je prends le risque.
Si encore une fois c'est un produit original et beau, alors je serai à nouveau le plus heureux du monde (toutes choses égales par ailleurs ).

oryzon

19 février 2015 à 10:02

L'apple watch ne sert à rien, mais...
...non rien, elle sert vraiment à rien.

thinwhiteduke

19 février 2015 à 12:23

@ Paul : je ne suis pas sûr que confiance soit le terme qui convienne . Et honnetement on se fait tous avoir par Apple (moi le premier) au vu des marge qu'elle pratique, et des prix facturés pour les options. On jugera le produit sur piéce, mais s'il est conforme aux premieres infos (fonctions, autonomie) un échec cuisant ne serait pas volé...

Elrifiano

19 février 2015 à 16:43

Pour ma part, comme avec les iPhone et iPad, attendre la 2e génération avant de prendre une Apple Watch.

Réagir
Vous devez être connecté à notre forum pour pouvoir poster un commentaire.

Plus loin Connexion
Plus loin Inscription