AirPods 3 : Huawei grille la politesse à Apple


Après les AirPods 2, sortis en mars et qui promettent une meilleure autonomie, une meilleure connexion ainsi que la fonctionnalité "Dis Siri" (sans oublier le nouveau boîtier compatible avec la recharge sans fil), Apple plancherait sur une nouvelle génération d'écouteurs qui seraient dotés d'une technologie de réduction de bruit ainsi que d'une meilleure résistance aux liquides. Ces nouveaux modèles ne devraient en revanche pas voir le jour avant l'année prochaine, ce qui laisse le temps aux fabricants concurrents pour mettre au point leur réponse.

Aujourd'hui, Huawei a profité de l'IFA 2019 qui se tient actuellement à Berlin pour présenter officiellement ses Freebuds 3, des modèles d'écouteurs sans fil ressemblant comme deux gouttes d'eau aux AirPods. Ces modèles grillent donc la politesse à Apple en adoptant une technologie de réduction de bruit — ce sont d'ailleurs les tout premiers modèles non intra-auriculaires à proposer cette fonctionnalité. Avec la puce Kirin A1, les écouteurs supportent le Bluetooth 5.1, ce qui améliorerait la latence et l'autonomie, qui serait de quatre heures (cinq pour les AirPods) avec vingt heures supplémentaires grâce au boîtier compatible avec la recharge sans fil (et l'USB-C). En revanche, les Freebuds 3 ne disposent pas de technologie d'appairage automatique par proximité, comme avec les AirPods.


Huawei Freebuds 3

Les premiers retours des journalistes présents à Berlin sont plutôt positifs, notamment concernant la qualité de l'audio et la tenue à l'oreille. En revanche, la technologie de réduction de bruit n'a pas pu être testée dans de bonnes conditions et il faudra donc attendre la sortie de ces écouteurs pour se faire une idée plus précise de la qualité de cette nouveauté. Les Freebuds 3 seront lancés en octobre à un tarif qui n'a pas encore été communiqué. Les AirPods 3 (ou AirPods Pro ?), eux, ne sont pas attendus avant le printemps prochain au plus tôt.

Des liens n'apparaissent pas ? Des images sont manquantes ? Votre bloqueur de pub vous joue des tours.
Pour visualiser tout notre contenu, merci de désactiver votre bloqueur de pub !

Retrouvez les AirPods sur notre comparateur de prix.

PARTAGER SUR :

Sur le même sujet

Vos réactions (26)

JérémyJr

6 septembre 2019 à 17:19

On donnerait presque raison à Trump et à sa guerre commerciale quand on voit le peu de scrupule des entreprises chinoises en ce qui concerne la propriété intellectuelle.

fabien77880

6 septembre 2019 à 17:39

Une fois de plus, Apple crée le buzz en sortant des produit innovant et ultra ergonomique...
Et une fois de plus Apple sort un 1er Device imparfait, un 2ème interessant puis un 3ème presque parfait dans le seul et unique but de vendre la 1ère génération puis la 2nd puis la 3ème....
Autant la 1ère version, je veux bien car il y a déjà pas mal de techno mais la seconde...pourquoi ne pas avoir sorti les AirPods 2 avec le meme prix pour les 1.2 et 290€ par exemple pour la version 2.0 (en imaginant que la techno coute cher et qu’elle est de qualité...)
Mais non, on attend et attend...et les autres qui innovent à copier les plans d’Apple pour un rapport qualité imbattable.

Pseudol

6 septembre 2019 à 18:17

@fabien : Vous marchez sur la tête :

Les airpods sont la copie d'un produit original, apple n'a une fois de plus fait que suivre

matt

6 septembre 2019 à 19:38

Génial que la concurrence avance si vite ! Hâte de voir les retours sur la réduction de bruits !

pehache

6 septembre 2019 à 23:03

@JeremyJr

Apple a inventé les écouteurs Bluetooth ? Ils ont des brevets dessus ? Plus personne d’autre n’a le droit d’en vendre ?

JérémyJr

7 septembre 2019 à 01:13

@Pehache Je pensais que c'était évident : mon commentaire concernait le design...

fabien77880

7 septembre 2019 à 09:58

Pour nous c’est le top cette concurrence mais pour Apple c’est la lose (et j’aime bien me marcher sur la tête, tu devrais essayer sympa 🙂 )

pehache

7 septembre 2019 à 10:02

@JeremyJr : en quoi c'était évident ?

Et pour le design, est-ce que tu es connais suffisamment les lois sur la propriété intellectuelle pour pourvoir affirmer que Huawei les enfreint avec ces écouteurs ? Ne t'inquiète pas que si c'est le cas Apple ne se privera de les poursuivre, sauf qu'il y a peu de chances.

VanZoo

7 septembre 2019 à 12:57

Je voyage souvent, les Airpods sont partout ! Pas seulement pour leur qualité mais parce que c'est statutaire

Macintosh

7 septembre 2019 à 16:20

@VanZoo oui clairement c’est un marqueur social et c’est adopté essentiellement par conformisme : beaucoup de personnes ont des airpods mais pas d’iphone !

fabien77880

7 septembre 2019 à 17:08

Bp ont dès imitations des AirPods mais sous androïd a 20 balles

JérémyJr

7 septembre 2019 à 18:28

@Pehache Ta première réaction suffit à le démontrer : bien sûr qu'Apple n'a pas inventé les écouteurs Bluetooth et que ce n'est pas sur ce point que la violation de propriété intellectuelle est caractérisée.

En ce qui concerne ma connaissance des textes en vigueur, il se trouve que oui. Tout comme Huawei ou autre Xiaomi, qui se gardent bien de commercialiser directement leurs produits litigieux ailleurs que sur les terres chinoises où ces entreprises se savent immunisées. Pour "inonder" le reste du monde, la technique est donc de passer uniquement par des revendeurs qui se chargent d'expédier lesdits produits depuis la Chine. Ainsi, impossible pour Apple (et co.) de les attaquer ailleurs qu'en Chine où, comme dit précédemment, toute procédure est vaine et même contre-productive : il a suffi pour s'en convaincre d'observer le traitement chinois (notamment médiatique) qui a été réservé à Apple dès l'instant où Trump s'en est pris à Huawei.
C'est pour cette raison qu'Apple "se prive de poursuivre" et est si complaisante avec les entreprises chinoises (a contrario notamment de Samsung avec qui la bataille juridique concernant le design de l'iPhone a duré des années) alors que celles-ci sortent systématiquement une copie (bien plus) conforme des produits "made in California".
Si malgré ça tu n'es pas convaincu, je t'invite à tenter d'acheter un "MateBook X Pro", un "MiPad" ou encore la seconde génération de ces fameux "FreeBuds" directement sur le site français desdites marques (comme tu le ferais pour un Mac, un iPad ou des AirPods sur le site d'Apple). Spoiler : c'est impossible.

pehache

8 septembre 2019 à 14:51

@JeremyJr

Le MateBook X Pro est disponible (au minimum) chez Boulanger, qui est un vendeur français soumis aux lois françaises :
https://www.boulanger.com/ref/1119960?lgw_code=15558-1119960#xtor=CS3-9039

Et aux USA il était vendu directement par Microsoft (sur son store en ligne et dans ses magasins physiques) avant l'embargo imposé par l'administration américaine
https://consumer.huawei.com/us/tablets/matebook-x-pro/

Donc non, Huawei ne se garde pas de commercialiser ses produits (soit-disant) "litigieux" ailleurs qu'en Chine.

Ils ne vendent pas en direct sur leur site ? La belle affaire... Il y a plein de marques qui ne vendent pas en direct : pour le faire il faut avoir dans le pays une part de marché qui justifie d'avoir sa propre logistique de distribution.

JérémyJr

8 septembre 2019 à 18:57

@Pehache Je saisis ton raisonnement (bien que je relève que tu ne me réponds que sur le MateBook) mais celui-ci manque de fondement juridique.
Je te parle de la responsabilité de Huawei/Xiaomi, tu me réponds avec celle de Boulanger/Microsoft, ce qui vient par ailleurs attester ce que je t'expliquais plus haut concernant les revendeurs.
Je te parle de commercialisation directe, tu me réponds avec des exemples de commercialisation indirecte. Lesdites entreprises chinoises ne sauraient être responsables ailleurs qu'en Chine des reventes effectuées par les revendeurs de produits achetés en Chine. Donc, mis à part en Chine, Apple n'a aucune latitude pour ester contre elles.
Je réitère par ailleurs sur le fait qu'Apple se sait sur la corde raide dans l'Empire du Milieu et n'a aucun intérêt à intenter une quelconque action dans un pays si vital pour elle quand le peuple et les tribunaux y sont si protectionnistes.
Enfin, je passe sur l'argument de la part de marché nécessaire à la logistique "propre" qui n'accueille pas ton raisonnement à double titre : les ventes chinoises sont excellentes en Europe et Xiaomi vend sur son site français les produits qui n'encourent pas le blâme.

Thym & Coriandre

8 septembre 2019 à 20:00

Cher JérémyJr
Même si on a RAISON avec notre approche « Occidentale » d’être choqué par la copie Chinoise, il faudrait, malgré tout, ne pas ignorer la CULTURE Chinoise. En Asie, le mot copie n’a pas la même signification qu’en Occident. Une copie est un « HOMMAGE » rendu à un créateur… indépendamment de la partie « économique ». On imite par RESPECT, par ADMIRATION…
Tout autant, on aurait tort de critiquer le peu de « scrupules Chinoises » quand on voit le peu de cas que font Apple, les autres fabricants mais surtout les CONSOMMATEURS des conditions de travail des ouvriers en Asie. Aucun ouvrier en France, aux USA, n’accepterait de travailler comme en Chine. Pour élément de preuve, Apple n’arrive pas à relocaliser sa production aux USA…
Article > http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/11/22/97002-20171122FILWWW00140-chine-apple-reconnait-des-conditions-de-travail-illegales.php
Et cela n’a pas changé depuis 2017…
Bonne soirée,

JérémyJr

8 septembre 2019 à 22:39

@Thym & Coriandre Évidemment, mes commentaires ne concernent que les aspects juridiques et économiques de la situation. Je ne me permettrai pas de m'avancer sur la dimension culturelle dont j'ignore beaucoup, bien que je ne sois pas certain que les raisons de Huawei ou Xiaomi soient réellement de cet ordre.
Quant aux conditions sociales, il est certain qu'elles restent peu enviables, pour ne pas dire intolérables.

pehache

8 septembre 2019 à 23:56

@JeremyJr

Faudrait peut-être arrêter de modifier tes affirmations au fil de la discussion. Tu as écris "Pour inonder le reste du monde, la technique est donc de passer uniquement par des revendeurs qui se chargent d'expédier lesdits produits depuis la Chine" : c'est manifestement faux, les exemples Boulanger ou Microsoft le montrent.

Apple ne peut pas attaquer directement Huawei, mais ils pourraient parfaitement poursuivre les revendeurs des produits Huawei litigieux quand ces revendeurs sont domiciliés ailleurs qu'en Chine. Ils pourraient aussi obtenir le retrait de commercialisation dans un pays quels que soient les vendeurs. Ils ne l'ont pas fait, et pourtant ils n'hésitent pas à poursuivre même des petites boîtes dans certains cas.

Et l'absence de vente directe ne prouve strictement rien, ou alors il faut considérer que toutes les marques qui ne vendent pas en direct sont suspectes de quelque chose.

Bref, si Apple laisse faire c'est soit qu'il n'y a pas de problème soit que ce n'est pas dans leur intérêt de poursuivre. Dans les cas inutile d'être plus royaliste que le roi, ça ne changera pas ma vie ni la tienne même si Huawei fait des copies conformes de produits Apple.

JérémyJr

9 septembre 2019 à 14:49

@Pehache Dans les cas présents, Boulanger et Microsoft sont effectivement des revendeurs.
Bien qu'ils soient domiciliés ailleurs qu'en Chine, Apple n'a pas suffisamment de base légale pour les attaquer sans avoir au préalable obtenu une condamnation desdits produits, ce qui ne peut être effectué qu'en Chine. Autrement dit, tant que le produit "litigieux" n'est pas entaché d'illégalité par une cour chinoise, il ne peut être attaqué. La seule manière pour qu'une cour européenne soit compétente pour le faire serait que Huawei vende directement sur le marché européen, ce qu'elle s'abstient justement de faire. Sans cela, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la transaction effectuée en Chine est parfaitement licite.
Par ailleurs, même si cela devait changer, la tâche resterait ardue pour Apple car la plupart des revendeurs sont des coquilles vides avec une personnalité juridique nébuleuse. Il est déjà si complexe, dans un système aguerri comme le nôtre, de se retourner contre un malfaiteur planqué derrière une boîte postale nationale.

Je n'ai jamais prétendu que "l'absence de vente directe" constituait une pratique sujette au doute, je t'explique simplement qu'en l'occurrence elle est utilisée comme un moyen par ces entreprises chinoises. La seringue est d'abord produite à des fins médicales, il n'empêche que la même seringue peut également avoir une utilité moins curative. Les généralités sont souvent de piètres conseils.

Pour être plus exact, Apple ne "laisse" pas faire mais se "laisse faire". Si une action hors de Chine était viable, tu l'as dit toi-même, Apple aurait peu d'hésitation. Et je n'ai nullement eu l'intention d'être "plus royaliste que le roi", je tente simplement d'être pédagogue car tu sembles penser qu'Apple fait ce qu'elle veut : je te démontre qu'elle a au contraire les mains liées. La réalité, c'est que ce sont les entreprises chinoises qui ont le bon rôle : elles profitent des traités internationaux (dépôt de brevets, procès, OMC, ...) tout en s'en affranchissant elles-mêmes.

pehache

9 septembre 2019 à 19:29

@JeremyJr

Un importateur ou un revendeur de droit français peut parfaitement être poursuivi en France pour contrefaçon, même s'il n'est pas le fabricant du produit litigieux. Et ni Microsoft ni Boulanger ne sont des "coquilles vides avec une personnalité juridique nébuleuse".

Bref, Apple pourrait ou aurait pu poursuivre sinon Huawei directement, du moins les revendeurs dans les pays occidentaux.

JérémyJr

10 septembre 2019 à 13:48

@Pehache Tu sembles être du genre à vouloir apprendre au boulanger à faire son pain. Je louerais sans doute ta ténacité si ton propos n'était pas incorrect. Tes certitudes ne sont pas le droit.
En l'occurrence, il ne s'agit pas de contrefaçon mais de parasitisme. Je t'ai justement expliqué en détails pourquoi la poursuite des revendeurs était impossible, je n'y reviens pas.

Ensuite, encore une fois, tu tentes de me faire dire ce que je n'ai pas dit. Ou bien tu t'emmêles les pinceaux. Je t'expliquais que même si la poursuite était envisageable en théorie (ce qui n'est pas le cas), elle resterait en pratique infructueuse au regard de la précarité de "la plupart" des revendeurs. Toi qui es si prompt à citer les propos qui te siéent, tu aurais dû remarquer que je n'ai nullement évoqué le cas de Boulanger ou Microsoft à cet effet.

pehache

10 septembre 2019 à 15:40

@JeremyJr :

Ce que je constate surtout c'est que tu modifies ton discours au fil des messages pour le rendre insaisissable.

- tu commences par affirmer que pour les produits litigieux Huawei passe uniquement par des revendeurs qui expédient les produits litigieux depuis la Chine pour éviter de se faire attaquer; quand je te montre que c'est faux en te citant les exemples de Microsoft ou Boulanger, tu changes de fusil d'épaule en affirmant qu'il n'y a que si Huawei vendait en direct que Apple pourrait poursuivre (ce qui est tout aussi faux), ou alors tu dis que "je ne parle pas de Microsoft ou Boulanger" (effectivement, si tu écartes les exemples qui ne vont pas dans ton sens tu vas réussir à avoir raison).

- Ton premier message était clair en parlant du "peu de scrupule des entreprises chinoises en ce qui concerne la propriété intellectuelle"... Et dans ton dernier message coup de théâtre : "En l'occurrence, il ne s'agit pas de contrefaçon mais de parasitisme"... Sauf que contrairement à la contrefaçon, le parasitisme économique n'est pas du de l'ordre de la propriété intellectuelle. Donc de quoi on parle, il faudrait savoir ??

Si tu veux donner des cours de droit il va falloir être un peu plus rigoureux, Junior...

JérémyJr

10 septembre 2019 à 20:38

@Pehache Je retiens donc l'hypothèse selon laquelle tu mélanges absolument tout. Pas étonnant que tu n'y voies pas de cohérence. Si je prends la peine d'organiser mes explications sous forme de paragraphes, ce n'est pas anodin.
Je persiste et signe : les entreprises chinoises commercialisent leurs produits litigieux de façon indirecte hors de Chine par le biais de revendeurs, qu'il s'agisse de Microsoft, Boulanger ou n'importe quel autre. Lesdits produits sont acquis en Chine, expédiés de Chine et vendus en Europe par lesdits revendeurs. Cela permet auxdites entreprises chinoises de n'effectuer aucune démarche en dehors de Chine pouvant être sujette à poursuites.
La commercialisation indirecte (décrite ci-dessus) s'oppose ainsi à la commercialisation directe (à laquelle elles ont recours pour leurs produits licites) qui s'illustre par exemple par la vente sur leurs propres sites en ligne.
Lorsqu'elles procèdent à une commercialisation directe, lesdites entreprises chinoises se soumettent à la compétence du juge national du territoire où le produit est vendu. En cas de commercialisation indirecte, seul un tribunal chinois est compétent.
Dans cette dernière hypothèse, le protectionnisme chinois fait que lesdites entreprises chinoises sont immunisées. Or, tant qu'un tribunal chinois n'a pas décidé qu'un produit litigieux commercialisé de façon indirecte est illicite, il n'est pas possible de poursuivre un revendeur afin d'empêcher sa distribution dans le reste du monde. La situation serait effectivement différente si on parlait de contrefaçon.

L'hypothèse dans laquelle "j'écarte" Boulanger et Microsoft est la projection d'une réalité dans laquelle les revendeurs pourraient être poursuivis. Étant à dissocier de l'explication précédente, je ne vois donc pas en quoi elle était censée me donner raison ou revenir sur un quelconque propos. Je t'invite à la relire.

Concernant le parasitisme, il semble que tu n'aies pas saisi la définition que tu as trouvée. Il a au contraire tout à voir avec la propriété intellectuelle dans la mesure où, en l'espèce, c'est la reproduction d'un design qui est en cause.

Je pense avoir fait le tour de mes commentaires précédents et, comme tu peux le voir, il n'y a nulle incohérence, ni aucune "modification de discours". Il s'agit simplement de ne pas mélanger les différentes étapes ou de ne pas extraire seulement les éléments qui t'arrangent.
Enfin, je trouve cocasse que tu me reproches une malhonnêteté intellectuelle à laquelle tu as recours : tu n'as relevé que les citations et exemples dont tu pensais qu'ils abondaient dans ton sens (MateBook X Pro, Microsoft, Boulanger) tout en excluant ou ignorant ceux qui te sont défavorables (Xiaomi, FreeBuds, MiPad). Et tout cela sans évoquer les nombreuses fois où tu as pris le soin d'éluder des pans entiers de mes commentaires quand je prends la peine de répondre à l'intégralité des tiens. Visiblement, le manque de rigueur n'est pas de mon côté.

pehache

10 septembre 2019 à 21:52

@JeremyJr

" les entreprises chinoises commercialisent leurs produits litigieux de façon indirecte hors de Chine par le biais de revendeurs, qu'il s'agisse de Microsoft, Boulanger ou n'importe quel autre. Lesdits produits sont acquis en Chine, expédiés de Chine et vendus en Europe par lesdits revendeurs."

1) tu n'en sais rien du tout : tu supposes que Boulanger et les autres agissent comme importateurs, ce qui est très peu probable. Ce n'est pas le mode de fonctionnement habituel de ces enseignes.
2) Encore une fois tu changes ton discours en permanence car initialement tu parlais de "revendeurs qui se chargent d'expédier lesdits produits depuis la Chine", ce qui est complètement différent.
3) que ce soit le cas ou pas cela n'a en fait aucune importance : Boulanger est un vendeur français de droit français, ce qui le rend pleinement attaquable le cas échéant devant les tribunaux français pour les produits qu'il met en vente. Peu importe que ces produits viennent de Chine, du Pôle Nord, ou de la planète Mars.


"Concernant le parasitisme, il semble que tu n'aies pas saisi la définition que tu as trouvée. Il a au contraire tout à voir avec la propriété intellectuelle dans la mesure où, en l'espèce, c'est la reproduction d'un design qui est en cause."

Révise tes cours, Junior : la caractérisation du parasitisme économique découle du code civil, pas du code la propriété intellectuelle.


"tu n'as relevé que les citations et exemples dont tu pensais qu'ils abondaient dans ton sens"

Exact : car la seule chose que je fais ici c'est démonter ton discours, et pour cela il suffit d'un contre-exemple.

JérémyJr

11 septembre 2019 à 14:33

@Pehache Tu affirmes des inepties avec une telle certitude, c'est fascinant.
Je ne suppose rien, c'est toi qui t'obstines à me parler d'importation alors que je n'ai jamais écrit ce mot précédemment.
Je n'ai rien changé à mon discours, j'ai toujours parlé d'expédition.
Concernant les poursuites, le fait de répéter ton idée reçue n'en fera pas une vérité. Je t'ai expliqué qu'il y avait un manque de base légale pour que celles-ci puissent être recevables.

Pour reprendre tes exemples favoris, Apple ne peut en l'état agir directement contre Boulanger aux fins d'obtenir le retrait de la commercialisation du MateBook X Pro. En effet, en l'état, ledit revendeur ne fait rien qui soit illicite : il se contente de vendre en France, dans un circuit licite, un produit considéré comme licite et acquis en Chine de façon tout à fait licite. Sa responsabilité n'est pas en cause. Pour que cela change, Apple doit au préalable démontrer et obtenir l'illicéité du MateBook X Pro en poursuivant le fabricant (à savoir Huawei), pour ensuite se retourner contre Boulanger. Mais comme Huawei est immunisé, jamais Apple n'aura gain de cause.
Tu te butes à raisonner à l'image du délit de contrefaçon, pour lequel même un douanier serait en mesure d'intervenir dès l'instant où un produit contrefait franchirait la frontière. Ce n'est pas le cas ici.

Quant au parasitisme, tu aurais pu m'épargner la lecture d'une telle bêtise. Il s'agit d'une création jurisprudentielle qui est évidemment fondée sur la responsabilité de droit commun (figurant au Code civil, précisément là où sont réunies toutes les règles de droit commun), mais surtout sur la protection contre la reproduction au sens du Code de propriété intellectuelle.
Par ailleurs, preuve s'il en fallait que tu ne maîtrises pas ton sujet, la grande majorité des décisions relatives au parasitisme sont rendues par la Chambre commerciale, non pas par les Chambres civiles.

Ainsi, comme tu peux à nouveau t'en apercevoir, tu n'as absolument rien "démonté", ni jamais apporté aucun contre-exemple tangible. Tu ne fais que réagir aux seuls propos dont tu penses (à tort) posséder une critique.
Enfin, je passe sur tes ridicules railleries qui, outre le fait qu'elles ne m'intéressent guère en ce qu'elles n'apportent rien sur le fond, dénotent une volonté flagrante de masquer une ignorance qui ne saurait être comblée par des recherches Google.

pehache

13 septembre 2019 à 12:18

Bon écoute Junior, on reprendra cette passionnante discussion quand tu auras fini tes études.

Le Code Civil n'est pas le Code de la Propriété Intellectuelle, et vice-versa. Le Code Civil ne contient pas le Code de la Propriété Intellectuelle, et vice-versa.

On peut attaquer pour parasitisme en l'absence de toute atteinte à la propriété intellectuelle. Et même "mieux", il est admis qu'on ne peut pas attaquer à la fois pour atteinte à la propriété intellectuelle et pour parasitisme, c'est l'un ou l'autre.

Bref
- s'il y a atteinte à la propriété intellectuelle comme tu l'as suggéré dans ton tout premier message, alors Apple peut attaquer pour contrefaçon, et peut attaquer directement les vendeurs en France.
- Si tu veux caractériser ça comme du parasitisme, alors ta référence initiale à la propriété intellectuelle est nulle et non avenue dans ce contexte, et c'est toi qui a engagé la discussion sur une mauvaise voie. On ne vous apprend pas la rigueur, en fac ?

JérémyJr

15 septembre 2019 à 15:28

@Pehache Nous voilà repartis pour un tour.
À nouveau, tu avances à l'aveugle sans parvenir à dissimuler ton ignorance. Inutile de tenter de t'en sortir avec une banalité quand tu n'as visiblement pas saisi le concept de création jurisprudentielle, ni le diptyque droit commun/droit spécial. Bien que peu honnête, c'est finalement préférable d'éluder lorsque tu ignores.

À nouveau, tu insinues des propos que je n'ai pas tenus. Jamais je n'ai affirmé qu'une action en parasitisme était forcément subordonnée à l'existence d'une atteinte à la propriété intellectuelle, seulement que la création de celui-là s'était faite à l'aune de celle-ci. Je n'ai pas non plus avancé quoique ce soit quant au cumul de prétentions. À nouveau, tes recherches te conduisent ainsi à répondre à côté. Reste que ton propos n'a d'ailleurs aucun sens dans la mesure où le parasitisme est justement l'un des moyens d'action envisageables en cas d'atteinte à la propriété intellectuelle.

À nouveau, tu persistes à répéter platement tes certitudes, ainsi qu'à me parler de contrefaçon et de compétence française, alors que je t'ai expliqué de trois manières différentes (dont l'une à l'appui d'exemples) pourquoi tu fais fausse route. Au mieux, c'est de la mauvaise foi ; au pire, c'est de la bêtise. Dans les deux cas, c'est assez navrant.

À nouveau, tu pioches ce qui te sied dans mes différents commentaires et sur Google avec l'espoir qu'une petite cuisine de tout cela formera un ensemble cohérent : ce n'est pas le cas. C'est pourquoi je n'exclue pas non plus l'hypothèse selon laquelle tu ne saisis pas ce que tu lis, ni ce dont il est question. J'ai bien conscience que le climat actuel, favorisé par les réseaux sociaux, tend à ce que chacun se pense expert dans tous les domaines mais l'accès aux métiers du droit est (heureusement) encore soumis à qualification.

À nouveau, tu emballes ton commentaire avec d'hasardeuses réflexions en priant sans doute pour qu'elles donnent du crédit ou du cachet à tout le reste : c'est peine perdue. Pour autant, puisque tu sembles porter un vif intérêt à mes études, sache qu'elles ont été tout à fait rigoureuses mais surtout certifiées par des diplômes d'État, ce qu'on ne peut raisonnablement affirmer en ce qui concerne tes différentes idées reçues et vaines documentations. C'est pourquoi je t'invite, dans un premier temps, à valider une licence de droit pour (réellement) appréhender le sens de mes commentaires, puis à te perfectionner avec un ou deux masters en droit des affaires afin que l'on puisse (réellement) commencer à débattre ensemble des actions qui s'offrent à une entreprise multinationale au regard du droit international.
À dans ~ 5 ans ?

Réagir
Vous devez être connecté à notre forum pour pouvoir poster un commentaire.

Plus loin Connexion
Plus loin Inscription