Concurrence : la Commission européenne vise Siri et les autres assistants vocaux


La Commission européenne va s'intéresser de près aux assistants vocaux tels que Siri d'Apple, Alexa d'Amazon et l'Assistant de Google, nous apprend Reuters aujourd'hui. Le régulateur européen va interroger 400 entreprises pour déterminer si l'essor des assistants vocaux pose des problèmes pouvant s'apparenter à des abus de concurrence. Selon Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence au sein de l'Union européenne, la Commission veut s'assurer que les entreprises qui détiennent les importants volumes de données issues des requêtes des assistants vocaux ne les utilisent pas pour déjouer leurs concurrents.


Margrethe Vestager

Margrethe Vestager



« Cela envoie un important message à ces puissantes entreprises présentes sur ces marchés, ils savent que nous les observons et qu'ils doivent opérer en accord avec les règles de concurrence », a déclaré Margrethe Vestager qui n'en est pas à son coup d'essai avec les entreprises de la Silicon Valley et tout particulièrement avec Apple. Il y a tout pile un mois, c'était déjà elle qui annonçait le lancement de deux enquêtes sur Apple Pay et l'App Store en Europe. Et pas plus tard qu'hier, Margrethe Vestager s'offusquait de l'annulation du redressement fiscal de 13 milliards d'euros qui avait été infligé à Apple en 2016 dans le cadre de ses accords fiscaux passés avec l'Irlande, promettant qu'il y aurait d'autres actions de la Commission européenne pour mettre Apple au pas. Comme pour toutes les enquêtes de ce type, notez qu'il n'y a pas de délai légal pour arriver à une conclusion et la durée de cette affaire dépendra donc de sa complexité.

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Vos réactions (9)

t-buster

17 juillet 2020 à 08:11

J’ai pas très bien compris où est le problème.

Fred4

17 juillet 2020 à 09:18

« Dieu se rit des personnes qui déplorent les conséquences dont elles chérissent les causes »
Bossuet

Horaels

17 juillet 2020 à 11:34

@t-buster Apparemment le problème c'est que l'entreprise Apple (ou autre) utilise la collecte de données issue de l'ensemble de ses services afin de développer Siri (ou autre), alors qu'une entreprise dont la seule vocation est l'assistance vocale ne peut pas accéder au même volume de données.

Le fait est que si Siri est présent dans l'ensemble des services collectant des données, je ne vois pas comment ils vont coincer Apple (et pareil pour Google Assistant). La réponse des géants sera "n'importe quelle entreprise peut récolter la même quantité de données pour peu qu'elle ait du succès et soit présente de partout ou Siri (ou autre) est présent".

Reste encore le problème de l'assistant imposé sur les téléphones.

LolYangccool

17 juillet 2020 à 13:25

C'est n'importe quoi. Les autres entreprises peuvent aussi développer des services si elles veulent récolter des données.
Personne ne les en empêche.

Ils s'ennuient à la commission européenne ou quoi ?

pehache

17 juillet 2020 à 18:20

Un peu de lecture, Lol : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abus_de_position_dominante

LolYangccool

17 juillet 2020 à 18:50

pehache : C'est pas une position dominante là. Ils n'essayent à priori même pas de lancer des services similaires.

pehache

18 juillet 2020 à 00:43

N'importe quoi, qui peut se permettre de lancer un assistant vocal en espérant se faire une place face à des mastodontes comme Apple, Google, et Amazon ?

LolYangccool

18 juillet 2020 à 10:01

Les assistants en place ne sont aps parfaits loin de là, si un concurrent fait mieux ils se fera une place.
De plus on peut pas reprocher à quelqu'un de réussir, c'est pas un abus de position dominante que de lancer un service qui fonctionne auprès du public.
On peut pas reprocher à quelqu'un ou à une entreprise d'avoir réussis dans la vie, si ?
Ils ne se servent pas de leur réussite à mal à priori.

pehache

20 juillet 2020 à 11:56

"si un concurrent fait mieux ils se fera une place."

Vision angélique, dans les faits c'est quasi impossible. Pour espérer se faire une place sur un marché établi de ce genre il faut être disruptif, pas simplement "faire mieux". Et encore, face à de tels géants seul un autre géant peut réussir sans se faire racheter illico par un de ceux qui est déjà en place. Mais les deux conditions sont nécessaires : être un géant ET être disruptif.


"De plus on peut pas reprocher à quelqu'un de réussir, c'est pas un abus de position dominante que de lancer un service qui fonctionne auprès du public."

Il ne leur est pas reproché d'avoir réussi, et à ce stade ils ne sont pas accusés d'abus de position dominante. Il y a enquête pour vérifier que la position dominante actuelle n'engendre pas des abus.

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