Tests des premiers Macs avec la puce Apple M1


Après des années de rumeurs et une annonce historique en juin dernier, les premiers Macs équipés de processeurs ARM conçus en interne par Apple ont finalement été dévoilés le 10 novembre 2020. Il s'agit d'un MacBook Air, d'un MacBook Pro 13,3" et d'un Mac mini, tous les trois équipés de la toute nouvelle puce Apple M1. Apple a fait d'importantes promesses en terme de puissance, d'autonomie et de compatibilité. Les nouveaux Macs sont-ils à la hauteur des attentes ? Voici notre test.


Test Macs Apple M1

Transition et compatibilité


Il y quelque chose de frappant, de presque frustrant à l'ouverture du carton de ces nouveaux Macs : rien n'a changé. Le design des machines n'a pas bougé d'un iota et tout se déroule comme d'habitude, de l'allumage du Mac au transfert des données jusqu'à l'arrivée sur le Finder. C'est un élément très important de cette transition : la technologie a totalement changé mais l'utilisateur ne se rend compte de rien.

Du moins... au début. Alors qu'Apple a fait tant d'efforts pour que tout soit transparent, Rosetta n'est inexplicablement pas installé par défaut. Rosetta est un élément essentiel de cette transition : il s'agit de l'outil d'Apple permettant de traduire à la volée les instructions x86 sur l'architecture Apple Silicon. En clair, de permettre l'ouverture de logiciels prévus pour les Macs avec processeur Intel sur ces nouveaux Macs équipés d'un processeur ARM. L'installation ne prend finalement que quelques secondes.


Installation Rosetta 2 Apple M1

Une fois Rosetta installé, il est donc possible d'ouvrir les logiciels qui n'ont pas encore été spécifiquement prévus pour fonctionner sur la puce Apple M1 de ces nouveaux Macs. Et là aussi, tout est transparent : il suffit de double-cliquer sur une application pour qu'elle passe automatiquement à travers la moulinette de Rosetta et s'ouvre normalement.

Apple s'est ici montrée ambitieuse : il n'y a pas le moindre témoin visuel pour indiquer qu'une application n'est pas native (c'est uniquement indiqué sur le panneau "Lire les informations" du logiciel), et il n'y a pas non plus la moindre animation pour montrer à l'utilisateur que Rosetta est en train de s'exécuter. Or, Rosetta peut parfois prendre plusieurs secondes, voire dizaines de secondes pour finir sa tâche s'il s'agit d'un gros logiciel. Il ne se passe rien dans ce laps de temps, pas même le traditionnel rebond de l'icône de l'app dans le Dock. On a ainsi vite fait de croire à un bug alors que tout se déroule comme prévu... Fort heureusement, la longue attente n'a lieu qu'à la première ouverture du logiciel ; les ouvertures suivantes sont ensuite plus ou moins instantanées.


Type Application Universel Intel Apple M1

Rosetta peut se montrer diablement efficace, ouvrant sans bug et sans ralentissement des applications incroyablement complexes. L'expérience peut également s'avérer bien moins agréable, avec certaines apps qui refusent de s'ouvrir ou qui plantent systématiquement. Certains logiciels peuvent être particulièrement capricieux et nécessiter une réinstallation ou une mise à jour. Et il se peut que le processus d'installation lui-même plante, parfois plusieurs fois de suite avant de miraculeusement fonctionner. À force de patience — et de jurons — même la suite Adobe et la plateforme Steam finissent par rouler à peu près droit mais des bugs perdurent ici et là, et certains peuvent être invalidants.

En résumé, Rosetta est une prouesse technique impressionnante quand tout fonctionne, mais il est impossible de conseiller à un utilisateur avancé, dont la bibliothèque d'applications est truffée de logiciels exotiques pas forcément très à jour, de se ruer sur cette nouveauté en lui promettant que tout se passera parfaitement bien. Pour un utilisateur professionnel n'ayant pas un besoin de renouvellement immédiat, la sagesse commande d'attendre, à la fois une plus grande maturité pour macOS 11.0 Big Sur et une bascule progressive en version native des diverses applications indispensables. Tout cela est très prometteur, mais la peinture est fraiche.


Performances brutes et graphiques


La puissance de la puce Apple M1 a fait l'objet de tous les superlatifs au moment de la présentation des premiers Macs à l'architecture Apple Silicon. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les tests de performances tendent à donner raison à Apple. Un simple benchmark réalisé sur Geekbench 5 nous permet d'obtenir des scores totalement inédits pour des machines d'entrée de gamme. Avec une moyenne de 1 700 points en monocoeur et de 7 310 points en multicoeur, la puce Apple M1 explose tous les processeurs Core d'Intel qu'elle remplace et se permet même de dépasser les monstres à six ou huit coeurs embarqués dans le MacBook Pro 16".


Test Apple M1 Geekbench 5


La puce Apple M1 embarque huit coeurs, mais avec deux types de coeurs différents : quatre pour les performances, et quatre pour les économies d'énergie (ils sont moins puissants mais consomment dix fois moins). Les scores démentiels obtenus sur Geekbench sont donc principalement dûs à seulement quatre coeurs. Et on ne parle pas ici de processeurs boxant dans la même catégorie : la puce Apple M1 se contente d'une enveloppe thermique de 10 watts alors que le Core i9 du MacBook Pro 16" culmine à 45 watts.

Sa faible consommation permet à la puce Apple M1 d'être utilisée dans un système sans ventilateur : le MacBook Air est totalement silencieux, ce qui est particulièrement appréciable selon l'environnement de travail. La puce Apple M1 est néanmoins capable de chauffer lorsqu'elle est fortement sollicitée et c'est pourquoi le MacBook Pro 13,3" et le Mac mini, eux, embarquent bien un ventilateur permettant de limiter la hausse en température. Les trois ordinateurs sont donc capables des mêmes performances brutes, mais avec une contrainte pour le MacBook Air qui devra se brider en cas de chauffe. En contrepartie, le MacBook Pro 13,3" et le Mac mini sont susceptibles de faire un peu de bruit lorsqu'ils montent en puissance pendant de longues minutes.

Pour illustrer cette différence, nous avons réalisé un test de conversion vidéo en x265 avec le logiciel HandBrake. Nous avons utilisé une version universelle, en version bêta au moment de la rédaction de ce test (mais parfaitement fonctionnelle), pour éviter d'être pénalisé par la traduction de Rosetta (qui tronque 20% à 30% des performances selon les logiciels) et obtenir des résultats cohérents pouvant être comparés avec les machines dotés de processeurs Intel. Et nous avons réalisé un test beaucoup plus long qu'à notre habitude, avec une vidéo d'une durée de 27 minutes.

Les mesures ne correspondent pas parfaitement à ce que les benchmarks initiaux pouvaient suggérer, mais ils sont tout de même très impressionnants : ces nouveaux Macs laissent leurs prédécesseurs loin derrière et oui, la puce M1 vient bien titiller le Core i7 hexacoeur du MacBook Pro 16" ! Comme prévu, le MacBook Air est pénalisé par son absence de ventilateur : il chauffe rapidement (et cela s'en ressent s'il est posé sur les genoux) puis bride sa puissance au bout de deux ou trois minutes. À l'inverse, c'est précisément le délai qu'il faut pour que le ventilateur du MacBook Pro ou du Mac mini commence à se faire entendre. Il accélère progressivement jusqu'à atteindre 7 000 tours par minute, et il est alors très nettement audible.


Test Mac M1 Handbrake

Du côté des graphismes, les Macs équipés de la puce Apple M1 font également un bond en avant notable. Sur les tests OpenCL et Metal, on constate ainsi des scores qui font plus que doubler (voire tripler) par rapport aux précédentes générations pour se rapprocher fortement des performances de la Radeon Pro 5300M du MacBook Pro 16". Sur Unigine Heaven, la puce Apple M1 grimpe à 82 fps, contre 31 fps pour l'ancien MacBook Pro 13,3". Sur Unigine Valley, la puce Apple M1 monte à 79 fps, contre 34 fps pour la puce Iris Plus d'Intel.

La partie graphique de la puce Apple M1 peut ainsi se comparer aux cartes graphiques dédiées utilisées par Apple il y a deux ou trois ans. Pour un processeur d'entrée de gamme, c'est assez spectaculaire ! Notez que la puce Apple M1 utilisée sur le MacBook Air d'entrée de gamme, dotée de sept coeurs graphiques au lieu de huit (par procédé de chip binning), est logiquement moins performante mais seulement de l'ordre de 10%. Pour beaucoup d'utilisateurs, cette petite nuance ne sera donc pas pénalisante.


Test Apple M1 OpenCL Metal

Concrètement, qu'est-ce que cette puissance permet de faire ? Eh bien, beaucoup plus que ce à quoi on pourrait s'attendre sur des machines de cet acabit. Jusqu'ici, on déconseillait globalement le MacBook Air pour les applications gourmandes utilisées de manière répétée. Avec la puce Apple M1, on aura toujours tendance à préférer le MacBook Pro à cause de son ventilateur permettant de soutenir la puissance sur la durée, mais la différence n'est plus aussi marquée qu'auparavant et le MacBook Air garde l'avantage du silence total.

La puce Apple M1 fait changer les nouveaux Macs de catégorie : oui, il est tout à fait possible de les utiliser pour du montage vidéo en 4K sur Final Cut Pro, et la puce Apple M1 ne bronchera pas même pour des rendus avec effets en temps réel (il est même possible de manipuler des fichiers 8K dans la limite du raisonnable). Oui, il est également tout à fait possible de les utiliser pour du son avec plus de 90 pistes prises en charge sur Logic Pro X. Et oui, il est possible de jouer, même à travers la moulinette de Rosetta, à des jeux relativement récents avec une fluidité comparable à ce qu'un ancien MacBook Pro 15,4" était capable de fournir ; il n'est absolument pas question de lancer des titres récents avec les graphismes réglés au maximum, mais la puce Apple M1 se défend plus que bien face à une carte dédiée d'entrée de gamme.


MacBook Air Apple M1 Tomb Raider

Tomb Raider à 60 fps, réglages élevés, sur le MacBook Air



Nous avons également été très positivement étonnés par la bonne gestion de la mémoire vive de ces machines, macOS 11 Big Sur jonglant brillamment avec les fichiers d'échange pour éviter les ralentissements lorsque la RAM commence à saturer, et la mémoire vive unifiée étant aussi et surtout d'une réactivité phénoménale. Il faut se défaire de nos préjugés et laisser le Mac faire sa sauce : tant que la "pression sur la mémoire" indiquée par l'application Moniteur d'activité reste modérée, comme sur la capture ci-dessous, c'est que tout va bien.

Même s'il paraissent peu généreux, les 8 Go disponibles en standard ne sont ainsi pas sous-dimensionnés pour le grand public. L'option 16 Go est intéressante pour les utilisateurs ayant un usage soutenu et/ou prévoyant de conserver leur ordinateur de nombreuses années, mais le tarif de 230 € est malheureusement un peu prohibitif.


Test RAM Apple M1

Avec sa puce Apple M1, Apple s'est offert une démonstration de force avec des performances systématiquement supérieures à celles des processeurs d'Intel qu'elle remplace, souvent de très loin et cela même en émulation. C'est une excellente nouvelle pour le grand public qui en aura sous la pédale pour de nombreuses années, et c'est évidemment très prometteur pour la suite : jusqu'où iront les prochains modèles de puces qui équiperont les MacBook Pro 13,3" avec quatre ports Thunderbolt, les MacBook Pro 16" et les différents modèles d'iMac, peut-être dès 2021 ? Si Apple a laissé ces modèles de côté pour le moment, malgré la supériorité de la puce Apple M1 sur bien des processeurs d'Intel, c'est sans doute qu'il y a encore de bonnes surprises en chemin.


Stockage


La bonne réactivité des Macs avec puce Apple M1 est aussi aidée par l'inclusion d'excellents modules de mémoire flash. Que cela soit sur le MacBook Air, le MacBook Pro ou le Mac mini, Apple a utilisé des SSD extrêmement rapides, pointant toujours au dessus de 2 Go/s que cela soit en lecture (jusqu'à 2,8 Go/s) ou en écriture (jusqu'à 2,4 Go/s). C'est pratiquement deux fois plus performant que sur les anciens modèles, et c'est à peu près comparable à ce que l'on retrouve sur le MacBook Pro 16". Découvrir de tels modules sur des ordinateurs d'entrée de gamme est inattendu, déconcertant presque... C'est en tout cas une très bonne nouvelle, même si certains troqueraient bien un peu des performances contre des capacités de stockages plus généreuses (ou en tout cas moins chères en ce qui concerne les options).


Test Apple M1 SSD

Test du SSD du MacBook Air M1 d'entrée de gamme



Écran et webcam


L'écran du MacBook Air est en progrès avec cette nouvelle génération : il respecte désormais l'espace de couleurs DCI-P3 plus riche que le standard sRGB. Cela lui permet de se rapprocher grandement de l'écran du MacBook Pro, qui est pratiquement identique : seule la luminance change, à 400 nits pour le MacBook Air contre 500 nits pour le MacBook Pro. Concrètement, la luminosité maximale de l'écran du MacBook Air est donc moins importante que celle du MacBook Pro, mais pas de manière forcément flagrante au premier abord (notre photo ci-dessous peine d'ailleurs à montrer la différence). Il faut avoir un usage dans des environnements très lumineux pour que les 500 nits du MacBook Pro représentent un argument de vente — pour beaucoup d'utilisateurs, 400 nits suffisent amplement.


Comparatif écran MacBook Air et Pro Apple M1

Pour ce qui est de la webcam, il n'y a malheureusement pas eu de changement notable. Malgré le nouveau processeur signal d'images (ISP) qui permet selon Apple d'améliorer la qualité de la vidéo de FaceTime — la caméra continue de plafonner à 720p avec une forte tendance à la bouillie de pixels dès que l'éclairage n'est pas optimal. Le nouveau système de micros permet d'obtenir un son plus clair (rien d'absolument transcendant toutefois), ce qui est toujours bon à prendre mais qui n'était pas forcément au premier rang des préoccupations des utilisateurs d'applications de visioconférence.


Autonomie


C'était une des grandes avancées promises par le passage d'Apple à l'architecture ARM : le processeur étant bien moins gourmand en énergie, l'autonomie du MacBook Air et du MacBook Pro est en nette hausse. Officiellement, on passe de 11h à 15h sur le MacBook Air et de 10h à 17h sur le MacBook Pro. Comme souvent avec les estimations données par Apple, il est tout à fait possible d'atteindre de tels chiffres mais avec des utilisations très minimalistes : les résultats "dans la vraie vie" sont souvent bien inférieurs. Mais effectivement, on constate bien une explosion de l'autonomie par rapport aux Macs équipés de processeurs Intel.

Soulignons que le MacBook Pro, qui était un peu à la traine sur le MacBook Air en autonomie, repasse très largement devant. Pour nous en convaincre, nous avons réalisé un petit test standardisé : l'écran réglé à 75% de sa luminosité maximale, Wi-Fi activé, Safari seul ouvert et une vidéo YouTube 1080p lancée en plein écran. Dans ces conditions, notre MacBook Air a tenu 9h22, ce qui est déjà impressionnant. Mais lorsque la batterie du MacBook Air s'est épuisée, celle du MacBook Pro était encore à 26% ! Finalement, le MacBook Pro a tenu 12h36 sur batterie dans le cadre de ce test. En abaissant un peu la luminosité de l'écran, les portables auraient pu aller bien plus loin... Alors que les batteries des MacBook Air et Pro n'ont pas changé de capacité, le gain en autonomie permis par le passage à l'architecture Apple Silicon est tout bonnement exceptionnel.


Chargeurs MacBook Pro MacBook Air Apple M1

Chargeur USB-C 61 W (à gauche) — Chargeur USB-C 30 W (à droite)



Un petit mot sur la recharge : le MacBook Air est livré avec un chargeur USB-C de 30 W, alors que le chargeur du MacBook Pro, beaucoup plus volumineux, pointe à 61 W. Il faut 2h25 pour recharger intégralement le MacBook Pro. Pour le MacBook Air, il faut 2h45 avec le chargeur fourni, ou 2h17 avec le chargeur du MacBook Pro. Le chargeur de 30 W est donc sous-dimensionné et cela s'en ressent pour de courtes recharges : 30 minutes de charge permettent d'atteindre 23% avec le chargeur de 30 W fourni par défaut, ou 41% avec le chargeur de 61 W (vendu séparément à 75 €). À la décharge d'Apple, le chargeur de 30 W est beaucoup plus compact et léger, ce qui est toujours appréciable en déplacement.


Conclusion


On s'attendait à ce qu'Apple frappe fort pour ses premiers ordinateurs équipés d'un processeur conçu par ses soins. Objectif rempli : la puissance de la puce Apple M1 va au-delà des espérances à la fois en puissance et en consommation, ce qui est extrêmement prometteur pour la suite. Cette grosse évolution est d'autant plus appréciable qu'elle s'accompagne de l'adoption du Wi‑Fi 6 et de l'USB 4, les dernières normes de connectique sans fil et filaire pour une plus grande pérennité des machines. Les petites baisses des tarifs par rapport aux Macs équipés de processeurs Intel sont également appréciables.

Les MacBook Air, MacBook Pro et Mac mini équipés de la puce Apple M1 sont indéniablement de très bonnes machines, que l'on peut conseiller les yeux fermés à une personne souhaitant un Mac portable ou de bureau plus ou moins d'entrée de gamme selon le modèle choisi. On ne peut toutefois qu'inviter à un peu de patience du côté logiciel : il faut laisser du temps aux différents éditeurs pour que leurs applications soient mises à jour pour un fonctionnement garanti sans accroc avec la nouvelle plateforme.

Pour beaucoup d'utilisateurs, le choix entre le MacBook Air et le MacBook Pro risque d'être ardu. Le MacBook Air est plus léger, totalement silencieux et il intègre un clavier avec touches de fonctions physiques. Le MacBook Pro est un peu plus lourd, intègre un clavier avec Touch Bar (ce qui peut être aussi bien perçu comme un avantage ou un inconvénient selon les usages), peut ventiler lorsqu'il monte en puissance mais offre une puissance plus soutenue sur la durée, une autonomie supérieure, un écran un peu plus lumineux, ainsi que de meilleurs micros et haut-parleurs. Il est aussi plus cher, vendu à partir de 1 449 € contre 1 129 € pour le MacBook Air.


Test Mac Apple M1 boîtes

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Vos réactions (34)

Delphin

8 janvier 2021 à 18:47

Test très clair et détaillé. Merci !

Mzr

8 janvier 2021 à 18:52

Merci Sylvain pour cet excellent article, un plaisir à lire!

Unreal

8 janvier 2021 à 19:07

On l'attendait, il est là, le test des Mac M1. Super test, très bien expliqué, merci Sylvain

magister

8 janvier 2021 à 19:18

Ça donne envie ! Néanmoins, j'attendrai la sortie du 14,1 avant de réformer mon MBP Retina 2012. Merci Sylvain pour cette analyse si précise et complète.

Fred4

8 janvier 2021 à 19:28

Merci Sylvain.
Excellent test qui répond bien notamment aux questions importantes qu'un acheteur potentiel pourrait avoir.

alias

8 janvier 2021 à 19:50

Merci pour cet excellent test !
Difficile de résister à un MBA même si je n’en ai pas besoin !

Sethenès

8 janvier 2021 à 19:58

Merci pour l'article.

Je ne vais discuter que d'un seul graphique, celui qui présente les résultats Geekbench 5. Tout d'abord, j'espère que vous reconnaitrez (pour les contributeurs habituels) que ça fait un bon moment qu'à chaque nouvelle sortie de processeur Intel, j'insiste lourdement sur la stagnation en mono-coeur, et aussi sur l'impact de cette stagnation.

Je pense aussi pouvoir dire que j'étais bien seul à parler dans le désert et que je ne me rappelle d'aucune commentaire qui abondait dans mon sens.

Je n'attendais évidemment pas de Consomac seule d'aller à contre-courant mais je pense que les observateurs dans leur ensemble ont manqué à leur devoir de prise de distance critique. Situation finalement à l'avantage d'Intel et je me demande à quel point, elle n'a pas été à notre désavantage. Car toute la question est de savoir si en privilégiant la multiplication des coeurs (puisque la toute grande majorité des lecteurs n'était sensible qu'aux seules augmentations multi-coeurs, confortés par les analystes) ne s'est pas faite au détriment des avancées possibles en mono-coeur.

Ce constat amène deux questions.

La première en ce qui concerne Intel. Intel a-t-elle oui ou non la possibilité de refaire à court terme une partie de son retard ?

La seconde qui concerne les puces M1 mais plutôt les puces ARM dans leur ensemble : assiste-t-on à un gain "unique" qui sera suivi comme chez Intel par une stagnation des performances en mono-coeur (et éventuellement une resucée pour les performances multi-coeur) ou au contraire, y a-t-il encore "du mou" et des gains substantiels (en mono-coeur) sont-ils à attendre pour les 5 ou 10 années qui viennent.

Ma réponse au deux question est au fond la même. Je pars de l'idée qu'Intel est (pour tout ou partie) face à un mur de nature technologique et je me demande pourquoi ARM pourrait le contourner. Tout en espérant, il est vrai, que le poids des résultats mono-coeur devienne prépondérant dans le raisonnement des analystes d'abord (ici j'exclus bien sûr Consomac puisqu'il y a un problème d'influence) mais aussi des décideurs d'Intel.

Mais je suis le premier à reconnaitre que si je ne suis suivi par personne, j'ai automatiquement tort, même si j'avais en tout cas (de mon point de vue) raison pour la sous-évaluation de l'impact du mono-coeur pour la toute, toute grande majorité des utilisateurs.

fabien77880

8 janvier 2021 à 21:24

On l’attendait de pied ferme et il arrive : LE TEST des M1 !!
Moi je dis, ENFIN il est possible de prendre un mac à 1000 ou 1500€ qui tient la route avec une puissance largement suffisante pour tous les amateurs et amateurs confirmés.
Fini les instants ou il faut un MBP16 ou un iMac 27 toutes options à 5000€ pour faire tourner FCPX avec des cameras à 1500 balles ou encore des photos RAW ....

Je suis réellement content du virage d’Apple avec des machines qui sont durables au plus haut point...et je prendrais volontiers les Services avec cette stratégie

pehache

8 janvier 2021 à 23:11

@Sethenes

Tu parles comme si Intel avait volontairement délaissé les perfs monocoeur de ses CPU, alors que vraisemblablement ils ne pouvaient (et ne peuvent toujours pas) faire mieux (probablement un mélange de raisons entre les contraintes de l'architecture x86 et tout son héritage qui rend les CPU extrêmement compliqués, et le retard en matière de finesse de gravure qui les empêche de monter en fréquence pour compenser).

Sethenès

8 janvier 2021 à 23:29

@pehache : oui, effectivement, c'est ce que je pense.

Ce n'est quand même pas la première fois que les arguments marketing priment sur le technique.

Il fallait vendre de la progression et comme tous les yeux étaient tournés vers les performances multi-coeurs, c'est ce qu'on a eu. On a déjà eu cette discussion, mais pour moi le turboboost, c'est exactement ça : une manière de réaugmenter la fréquence de base lorsqu'il n'y a que quelques coeurs en fonctionnement alors que cette fréquence de base est abaissée afin de tenir le coup quand tous les coeurs sont en fonctionnement.

Et justement (de mémoire) le turboboost est le plus efficace sur les gros CPUs. Donc ce que je pense, c'est qu'il aurait été possible de sortir une version de CPU avec moins de coeurs mais des fréquences de base plus élevées. Je pense entre autre aux CPU 6 coeurs / 6 threads (ou second choix 4 C / 8 T).

Mais évidemment, cela aurait brouillé les cartes et casser la logique simpliste : au plus de coeurs, au plus de performance, au plus un prix élevé.

karl

9 janvier 2021 à 00:45

Euh je chipote un peu mais les batteries du MacBook Pro M1 a augmenté en capacité. mAh à savoir 5103 mAh là où j’avais 4790mAh sur mon ancien de 2018.......
Les air M1 ont 4382mAh pour les anciens je sais pas par contre

LolYangccool

9 janvier 2021 à 00:56

Ce que je pense surtout c'est qu'Intel s'est bien moqué du monde et n'a pas trop cherché pendant des années à progresser. C'est pour ça que d'une génération à l'autre, à partir de 2009 jusqu'en 2018 en gros, les perfs ont stagnée. Manque de concurrence.
Quand AMD est revenu dans la course avec les Ryzen 1000, bizarrement les CPU Intel iont commencé à devenir plus performant et à monter en nombre de coeurs.
Maintenant, Apple est là avec les Apple Silicon, et je pense que le x86 va montrer le bout de ses possibilités.
Pour moi, Intel et AMD ont de gros soucis à se faire.

Sethenès

9 janvier 2021 à 01:05

@LYC : sur le papier, oui, mais dans la réalité ?

Penses-tu vraiment qu'il va y avoir un switch en masse vers les Macs rien que pour ce gain de perf, surtout que cela pose de vraies questions pour les utilisateurs Windows ? Je suis sceptique.

Penses-tu qu'Apple va partager son avancée avec d'autres constructeurs, en particulier de PCs ? Ils ont essayé une fois et ont failli disparaître.

A côté de ça, il n'y a que deux autres options:
- Soit un autre "géant" se lance sur le marché des ARM et essaye de rattraper Apple avec comme idée de construire des PCs autour de ce CPU ARM soit en vendant les puces, soit en les licenciant à son tour.
- Soit une floppée d'entreprises s'y engouffrent mais il n'y aura pas de demi-mesure, il faudra mettre un paquet d'argent sur la table.

LolYangccool

9 janvier 2021 à 01:49

Ah non bien sur, je ne pense pas que les gens vont se jeter sur les Mac pour les perfs.
Je ne pense pas non plus qu'Apple va partager ses CPU avec d'autre constructeurs.
Par contre, je pense qu'Intel et AMD vont devoir se mettre à faire de l'ARM (option 1), ou que d'autres fondeurs comme Snapdragon vont monter en puissance en terme de perfs et commencer un peu plus sérieusement à équiper des PC en plus grand nombre de puces ARM.

matt

9 janvier 2021 à 03:02

Merci pour ce test @Sylvain ! Si le MacBook Air était compatible avec un eGPU ça aurait été parfait !!

Cmoi

9 janvier 2021 à 06:10

L'avancée est notable mais si mon MBA 13" de 2013 ne me lâche pas...je vais continuer avec lui au moins jusqu'à fin 2021, et voir alors l'éventuel nouveau modèle de MBA (Puce M2, BT 5.2, Webcam plus performante...mais surtout nouveau design).

fabien77880

9 janvier 2021 à 08:32

Enfin, attendons de voir les puces M1X avec des perf probablement doublées via le doublement des cœurs et également avec des fréquences rehaussées grâce aux 2 ventilos.
Pour moi, le MBP14 et 16 auront la même puissance (donc faut s’attendre à une hausse des prix du 14).

Les puces M1 sont à « comparer » avec les puces Intel i3 voire i5 (dans le positionnement de la gamme) alors qu’on peut les comparer déjà au i7 voire au i9 dans certaines tâches.
Il y aurait le M1X qui sera là, comparable en terme de gamme aux i7 (MBP14 et 16 et iMac) et enfin le M1Z pour les Mac Pro et iMac Pro qui seront « comparables » en terme de gamme toujours aux i9.

Bref Apple va bouffer Intel et Amd va suivre la voie d’Apple, je pense....et déjà là, on est entrain de dire que Intel est bouffé alors avec le M1X probablement en juin, là on aura un vrai gap avec 8 cœurs rapides contre 4 en CPU, un 16 cœurs contre 8 en GPU, un SSD encore plus rapide....

bunios

9 janvier 2021 à 09:27

Merci Sylvain pour ce super test.

En vrai en fait, je suis très impressionné. Au-delà des benchs, je suis impressionné par la performance de ces processeurs. J'en veux pour preuve le vrai test enfin de la conversion vidéo (et sur sur la base d'une vidéo de 27 minutes et non de 2-3 minutes). Un MacBook Pro 13" M1 et Mac Mini M1 qui arrive à titiller un MacBook Pro 16" Core i7 2.6 Ghz (hexacœur). Au bas 5-10 % seulement de différence à peu près ? (les chiffres exactes ne sont pas visible pour être plus précis). Chapeau quand même.

Que dire que la carte graphique intégrée soit presque équivalente à la carte graphique AMD d'entrée de gamme du MacBook Pro 16" (AMD 5300M) dans une moindre mesure quand même. Curieux de voir différents tests avec des jeux et autres pour en tirer un avis plus définitif(par rapport aux cartes AMD ou autres). C'est quand même pas mal. Nettement que les solutions Intel à base de Iris et Cie.Ça laisse songeur de la capacité d'Intel à titiller AMD et Nvidia avec leurs cartes graphiques.

Bref, j'ai hâte de voir la prochaine génération de processeur M2 (je l'espère) sur le MacBook Pro. Même si effectivement comme le dit Fabien on peut déjà aisément se suffire avec ces premiers portables d'entrée de gamme pour une bonne partie du grand public à faire du travail conséquent et lourd pour la machine. A moindre prix.... J'attends avec impatience pour pouvoir changer ma machine de 8 ans très bientôt. (failli prendre le MacBook Pro 16" Core i7). Je suis totalement convaincu.

Intel est complètement à la rue en ce moment. D'ailleurs j'ai lu qu'AMD sur les processeurs de bureau vends plus qu'Intel. Même si Intel garde l'avantage sur la vente de processeur haut de gamme pour les portables et aussi sur les processeurs des serveurs. Mais pour combien de temps encore ? AMD avec ces nouveaux processeurs ces 2 dernières années frappent très fort (Ryzen et cie). Comme ça a été dit plus haut il y a eu 2 paliers de hausses de performances chez Intel. Quand Apple a fait le pas pour les MAcPro avec leur Xeon puis les Core Duo à l'époque. Les performances effectivement ont été plus anecdotiques par la suite sauf à multiplier les cœurs (qui utilisent ces cœurs à fond : 5-10 % des utilisateurs confirmés avec des logiciels Pro). LE marketing quand tu nous tiens pour donner de l'illusion....

Enfin comme le dit Sethénès, Intel est dans le dure et surtout dans une impasse totale. Pourquoi les autres ne le sont-ils pas aussi ? Les performances seront ils au rendez-vous d'ici 2-3 ans JE ne fais pas de soucis pour l'instant pour l'année qui arrive voir l'année prochaine. Mais il faut le dire quelques doutes subsistes quand au saut de performances conséquents à venir (bis répétita comme Intel ?).

J'attends de voir avec impatience la prochaine fournée de processeurs ARM M2 et autres sur nos futurs machines (MacBook Pro 16", iMac et Mac Pro). Même si l'enveloppe thermique du M1 est de 10 w contre 30-45 w pour les portables, je suis curieux de voir ça. Et je ne parle pas de l'iMac et du Mac Pro. (et de sa partie graphique sur ces derniers).

2021 sera t'il du même cru que fin 2020....et plus si affinités.

En tout cas merci pour ces tests grandeur nature de ces nouvelles machines. J'aurais aimé aussi des tests complémentaires sur la partie graphique. Voir par rapport à la carte d'entrée de gamme d'AMD sur le 16" si c'était possible ce qu'elle vaux sur l'ensemble des points. Elle peut mieux se comporter sur certains points que sur d'autres. Si elle est optimum sur pas mal de points, Apple aura fait un grand pas. Et certains sur le marché des cartes graphiques ont du soucis à se faire.

Merci à toi Sylvain (un beau cadeau de Noël....à venir).

A+

Bunios

Désolé c'est peut-être un peu long ....sic

LoTsey

9 janvier 2021 à 10:30

Je suis tellement impatient de voir le mbp16 !
Mais en vrai c’est surtout un grand écran dont j’ai besoin. Un Macbook air 16 pouces m’aurait suffit je pense.

pehache

9 janvier 2021 à 11:37

Sethenes : "Et justement (de mémoire) le turboboost est le plus efficace sur les gros CPUs. Donc ce que je pense, c'est qu'il aurait été possible de sortir une version de CPU avec moins de coeurs mais des fréquences de base plus élevées. "

En monocoeur on s'en fout quasiment de la fréquence de base, ce qui compte c'est la fréquence du turboboost. Tu peux bien avoir 32 coeurs à 1GHz, ça n'empêcherait pas un coeur unique de tourner à 4GHz si les 31 autres sont peu sollicités.

HES

9 janvier 2021 à 17:20

Merci pour le est détaillé...
moi j'ai besoin d'un MBP qui permette l'ajout de 2 écrans et la puissance suffisante pour faire tourner mes morceaux de musique. Mon MBP de 2019 arrive à suivre pour l'instant.

Sethenès

9 janvier 2021 à 18:17

@pehache

Pour moi cette multiplication des coeurs, c'est l'os qu'on nous a donné à ronger pour éloigner notre attention d'autre chose. Et tout le monde était trop content de voir un très gros os pour ne pas remarquer qu'il n'y avait presque pas de chair autour.

Donc ce qu'on a fait, c'est sélectionner les vaches capables de produire des os de plus en plus grand. Et tout le monde s'en est émerveillé.

Ici, au contraire, ce qu'on voit, c'est une autre espèce de vache aux rapports chair / os bien supérieur.

Les questions que je pose c'est 1) de savoir si Intel peut s'inspirer des techniques utilisées pour rembourrer la bête et 2) de savoir si (comme certains commentaires de cette discussion le suggère) les futures générations auront encore plus de chair. Et pour moi, une vache ... ben ça reste une vache.

Je vois très bien tout ce qu'il y a perdre pour un utilisateur avec le choix d'Apple pour abandonner les Intel. La question est : est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?

Ce que je perds pas de vue non plus, c'est qu'Apple est totalement maître et c'est bien elle qui a choisi de mettre des i3-8100B dans les Mac Mini de 2018. D'autres choix auraient pu être fait alors.

Sethenès

9 janvier 2021 à 18:45

J'en ai profité pour évoquer l'installation de Windows sur un PC ARM. Sujet traité sur le forum de Consomac : https://consomac.fr/forums/topic/10297-cpu-os-et-standards-windows-on-arm/

pehache

9 janvier 2021 à 19:38

@Sethenes : "cette multiplication des coeurs, c'est l'os qu'on nous a donné à ronger pour éloigner notre attention d'autre chose"

La multiplication des coeurs était une solution pragmatique face au plafonnement des perfs monocore x86. Note que AMD ne fait pas réellement mieux qu'Intel en monocore, le seul avantage d'AMD étant la gravure plus fine censée leur permettre de monter plus haut en fréquence.

Apple a fait sauter cette barrière avec deux changements de paradigme : un processeur RISC moins complexe à concevoir, et une conception intégrée tout en un. Mais le tout en un est antinomique du marché des composants PC tel qu'il existe jusqu'à maintenant, marché basé sur l'intégration par les fabricants de PC de composants individuels au fonctionnement standardisé autour de quelques normes. Peut-être d'ailleurs que le mouvement d'Apple signe l'arrêt de mort de ce marché qui va se remorceler en solutions intégrées isolées les unes des autres.

bunios

9 janvier 2021 à 21:02

Enfin la multiplication des coeurs a été bénéfique pour les logiciels optimisés multicoeurs. Même si sur le fond il y a beaucoup de marketing pour faire vendre pour l'utilisateur lambda face à la stagnation de la fréquence en monocoeur. A voir ce qui va se passer pour les futurs processeurs M2 ou autres. J'espère que ce sera au delà de 15-20 % sur la même machine. Sinon ce que dit sethenes aura beaucoup de sens.... Sic

A+

Sethenès

9 janvier 2021 à 23:00

@pehache : Effectivement, c'est une possibilité ... mais si c'est pour revenir à l'époque des Amiga, Amstrad, Commodore, PC, ZX81, TRS80, Apple II et le magnifique Archimede dont tu m'as rappelé à quel point j'avais bavé devant lui ...

En tout cas pour ma part et c'est totalement assumé, c'est une situation que je ne veux pas voir revenir. Et je pense qu'à peu près dans toutes mes interventions il y a de manière plus ou moins explicite cette mise en garde. (Pas plus tard qu'il y a 5h, j'écrivais : "Je vois très bien tout ce qu'il y a perdre pour un utilisateur avec le choix d'Apple pour abandonner les Intel.".

C'est la situation des consoles sauf qu'au lieu de 3 consoles on en a un paquet. Les "exclus" sur machin ou sur bidule, très peu pour moi !

Du reste je pense être très cohérent sur ce point. C'est bien le passage à l'Intel d'une part et l'existence de Parallel Desktop qui m'ont décidé en 2011 à switcher vers Mac puisqu'à l'époque on avait vraiment le meilleur des deux mondes.

On veut du clivant, on va en avoir. Voir par exemple le portage de Windows sur ARM, portage pour lequel Apple rejette l'entière responsabilité du blocage sur Microsoft.

bétéhel

10 janvier 2021 à 14:12

@Sethenès
j'ai suivi ton fil et je suis plutôt d'accord avec toi. Maispour finir sur ta dernière réflexion, je suis tout de même un peu plus optimiste : La version optimisée de parallèle avec la version arm de windows est extrêmement performante (je la teste actuellement). Et les choses vont s'améliorer avec les mises à jour de cette version arm. À coté de ça le portage de Linux semble s'embrayer correctement.

bunios

10 janvier 2021 à 14:42

Apple aime maitriser de A à Z quitte à se mettre à dos ses amis ou ex-amis d'antan. A couper certaines branches malheureusement. Je déplore que l'on a quitté le monde X86 mais Apple peut-être despotique aussi même avec ces clients passés ou futurs. On le voit ce qui se passe actuellement sur l'Apple Store avec l'affaire Epic et autres. Loin de moi de dire qu'Epic est blanc comme neige sur cette affaire. C'est juste une histoire de gros sous.

Bref, on verra bien même si ce énième revirement ne m'enchante pas plus que ça sur le fond. Pas sûr que tous les logiciels face le saut pour que leurs logiciels soient compatible Mac ARM. Je pense que pour eux ce ne doit pas être facile tous les jours.

Il faudra attendre certainement si les ventes de machines de MacARM vont repartir enfin à la hausse. Et permettre ainsi aux éditeurs récalcitrants de venir sur cette plateforme (un marché de moins de 10 % pour Apple : une petite niche quoi).

Content quand même que Parallels soit compatible.

A+

DKSnake

10 janvier 2021 à 16:23

Mes seuls points négatifs de cette première génération sont la webcam et le design qui n'a pas évolué.
Cette innovation apportée par la puce M1 va créer historiquement un précédent dans l'informatique. C'est prometteur pour les prochaines puces M1X, M2... qui équiperont les autres Mac et peut être l'Apple TV pour les jeux

pim

10 janvier 2021 à 17:19

Le nombre d’app déjà compatibles M1 est assez énorme, et elles sont arrivées très vite, donc je suppose qu’Apple a bien fait les choses et que c’est assez facile de sortir une version native M1. Après il y aura toujours des éditeurs comme Adobe qui vont traîner la patte pendant années, rien de nouveau à cela.

On ne perd pas grand chose en quittant les processeurs Intel, à part bien sur la possibilité de faire tourner Windows, mais c’est un faux problème, à l’heure du jeu sur le cloud. Ça c’est pour ceux qui veulent jouer, mais il y a aussi tous les Pros et eux, ça fait longtemps qu’ils utilisent des machines virtuelles qui tournent sur des serveurs et non sur les machines locales.

On gagne une chose importante, c’est les apps iOS. Même si hélas la majorité des « grosses » apps ont bloqué la possibilité d’être utilisées sur Mac M1, le catalogue d’apps disponibles a d’un coup été multiplié par dix !

Sethenès

10 janvier 2021 à 18:30

@pim : "On ne perd pas grand chose en quittant les processeurs Intel, à part bien sur la possibilité de faire tourner Windows, mais c’est un faux problème, ".

Pour le faux problème, je suis assez d'accord bien que j'imagine que cela fasse réagir un contributeur habituel.

Pour la perte, je la trouve au contraire très importante. Apple va décider unilatéralement d'absolument tout, à commencer par l'obsolescence d'un produit.

Quant à la suprématie du RISC, c'est possible mais je rappelle qu'en 1998 j'étais administrateur d'un serveur Windows (j'insiste Windows, NT 3.51) qui tournait sur un processeur MIPS R4000 ... autrement dit un processeur RISC ! A l'époque Windows était décliné pour 3 architectures : X86, iA-64 (la version 64 bit d'Intel qui a fait flop quand AMD a gagné avec l'extension 64 bit pour le X86) et les processeurs MIPS (RISC).

On a d'ailleurs eu un problème pour récupérer l'Active Directory (en fait son prédécesseur, je crois qu'on l'appelait la SAM alors) et on a du télécharger un patch spécial car ce MIPS était "little endian" alors que nos autres hosts étaient "big endian" (ou l'inverse, je ne sais plus).

Si on avait opté à l'époque pour un Primary Domain Controller en RISC, c'était bien parce qu'on "croyait" à cette option. Donc ces discussions RISC vs CISC ... cela fait plus de 20 ans que je les aies eues. Ceci dit, je reste pragmatique mais ... comprenez que je suis un peu moins enthousiaste que d'aucuns. Et je comprends aussi que les réactions tant d'Intel que de Microsoft.

Car j'imagine que chez Microsoft aussi, ils ont le souvenir de ce que maintenir ces 3 versions de Windows a du représenté comme coût en rapport avec le nombre de licence réellement vendues.

De même je comprends la décision d'Intel de s'accrocher au x86. Ils ont essayé avec le iA-64 de repartir d'une feuille blanche et se sont fait dribbler par AMD. En plus, Intel a du "racheter" les droits sur le x86-64 ! (En fait ils ont du abandonné les poursuites contre AMD pour le piratage de x86, mais cela revient au fond au même).

Par contre ... Windows sur ce processeur ... c'était effectivement autre chose que sur un PC !

Donc le RISC a déjà eu sa chance. Peut-être que cette fois, c'est la bonne pour le RISC. Mais je ne vois pas encore une alignement des planètes sur le point de se produire.

So0paman

10 janvier 2021 à 19:31

Merci pour le test, très bon comme toujours

Ravi de mon Mac Mini M1, acheté en remplacement d’un Macbook Pro qui faisait doublon avec mon iPad Pro. L’option iPad pour la mobilité et Mac fixe pour les performances me paraissait être un bon compromis. Aucun soucis de compatibilité avec les logiciels qui tournent sur Rosetta, très réactif, et rien ne semble pouvoir le faire souffrir au niveau des performances (testé Lightroom, Final Cut, Photoshop...). Big Sur est très stable chez moi également, RAS.

Finalement ma seule déception reste que... J’en ai pas besoin tant que ça au final, et je m’en sers très peu. « A cause » de l’iPad qui force est de constater à vraiment supplanté le Mac dans mon usage.

pehache

11 janvier 2021 à 00:34

@Sethenes : " A l'époque Windows était décliné pour 3 architectures : X86, iA-64 [...] et les processeurs MIPS (RISC)."

Du coup pour 4 architectures, car il y a eu aussi des versions de Windows pour les processeurs Dec Alpha ! Par contre j'ignorais pour les MIPS !

Sethenès

11 janvier 2021 à 17:42

Merci, 4 donc.

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