Visite guidée des MacBook Pro 14 et 16 pouces de 2021


L'attente aura été longue mais la refonte du MacBook Pro est enfin arrivée ! Nous avons pu tester ces nouveaux modèles pendant quelques jours et vous proposons aujourd'hui une visite guidée des différentes nouveautés. Est-ce le grand cru que nous attendions depuis plusieurs années ? Découverte.


Test MacBook Pro 2021

Design, connectique et clavier


Première impression à la sortie de la boîte : c'est lourd ! Le MacBook Pro 14,2" pèse 1,6 kg, soit 200 grammes de plus que l'ancien modèle 13,3". Le MacBook Pro 16,2", lui, monte 2,1 kg et même 2,2 kg s'il est équipé de la puce Apple M1 Max, contre 2 kg pour l'ancien modèle 16". La hausse d'épaisseur n'est pas si marquée (1,68 cm contre 1,62 cm pour le grand modèle), mais l'aspect mastoc est accentué par un design différent : le dos de l'écran est désormais parfaitement plat, tout comme le bas du châssis. Apple ne triche plus en utilisant des courbes pour affiner les tranches et assume une apparence plus brute, plus industrielle.


Comparaison chassis MacBook Pro 2021

Modèle de 2021 (en bas) — Modèle de 2019 (en haut)



Sur les côtés, le MacBook Pro gagne à nouveau en variété avec le retour de trois connecteurs très attendus : MagSafe, le lecteur de cartes SD et la prise HDMI. Ce sont trois éléments bien connus des utilisateurs d'anciens MacBook Pro, mais ils avaient disparu en 2016 lorsque Apple avait fait le pari du tout USB-C. On perd un port USB-C au change (il n'y en a plus que trois : deux à gauche et un à droite), mais on y gagne en confort d'utilisation.

Sur la partie gauche, il y a donc MagSafe 3, un connecteur magnétique qui permet au câble d'alimentation de se déconnecter automatiquement en cas de forte tension. C'est très pratique pour une utilisation en public : si quelqu'un se prend les pieds dans le câble, il se déconnecte sans embarquer le Mac avec lui. Il y a également deux ports Thunderbolt 4 (connecteur USB-C) et la prise jack.


Connectique MacBook Pro 2021 MagSafe

Sur la partie droite, la prise HDMI permet à nouveau de se connecter sans adaptateur à un écran externe ou un vidéo-projecteur. À la norme 2.0, ce connecteur se limite à la 4K à 60 i/s, ce qui est amplement suffisant pour le grand public. Pour aller au-delà, il faut passer par le Thunderbolt 4 qui prend en charge deux (puce M1 Pro) ou trois (puce M1 Max) écrans externes 6K à 60 Hz et un écran 4K supplémentaire. Le lecteur de cartes SD est également un soulagement pour les photographes. Il prend en charge les cartes UHS-II avec un débit maximal de 250 Mo/s. Enfin, on retrouve un troisième port Thunderbolt 4.


MacBook Pro 2021 HDMI lecteur de cartes SD

Il est important de préciser que le retour du connecteur MagSafe pour la recharge de l'ordinateur n'empêche pas d'utiliser les ports USB-C à cet effet, que cela soit ceux de gauche ou celui de droite. En revanche, il y a une subtilité pour la recharge rapide qui est bien possible en USB-C sur le modèle 14,2" mais pas sur le MacBook Pro 16,2" qui nécessite trop de puissance. Sur le MacBook Pro 14,2", la recharge rapide via MagSafe nécessite le chargeur de 96 W, en option à 20 € sur la configuration d'entrée de gamme fournie par défaut avec un chargeur de 67 W.

Sur le modèle 14,2", le choix du chargeur a une importante incidence sur son poids. Le modèle de 67 W ne permet certes pas la recharge rapide, mais il est en revanche plus léger : il pèse 217 grammes, alors que le modèle 96 W affiche 311 grammes sur la balance. Le chargeur 140 W du modèle 16,2", premier à adopter la technologie GaN, ne pèse finalement "que" 291 grammes : on a hâte de retrouver cette technologie sur les petits modèles, qui pourront à leur tour perdre du poids.


Chargeurs MacBook Pro 2021

Chargeurs de 140 W, 96 W et 67 W



En soulevant l'épais écran pour ouvrir l'ordinateur, on découvre le nouveau clavier, reconnaissable entre mille sur son fond noir. La controversée Touch Bar a disparu, remplacée par une rangée de touches de fonction de pleine hauteur avec Touch ID tout à droite. Pour certains, cela sera vécu comme un recul : la Touch Bar pouvait être pratique pour certaines applications professionnelles l'utilisant pour afficher des réglages différents selon le contexte. D'autres verront cela comme une victoire, les touches de fonction pouvant être actionnées à l'aveugle sans quitter les yeux de l'écran. En terme de sensation de frappe, ce nouveau clavier est sensiblement identique aux autres claviers à mécanisme à ciseaux d'Apple : un soulagement pour les utilisateurs ayant eu à subir les claviers à mécanisme papillon utilisés entre 2016 et 2019.


Clavier MacBook Pro 2021

Écran


Et bien sûr, il y a l'écran sur lequel il y a beaucoup à dire. Apple a en effet changé énormément de choses d'un seul coup et c'est de loin la plus grosse évolution depuis l'arrivée des écrans Retina en 2012. Il y a évidemment l'encoche, mais il y a surtout la technologie Mini-LED avec ses noirs absolus et sa luminosité accrue, la technologie ProMotion qui permet un taux de rafraichissement dynamique pouvant atteindre 120 Hz, sans oublier la résolution en hausse. C'est un très gros programme.

Commençons par l'éléphant dans la pièce : la fameuse encoche, que l'on connaissait bien sur l'iPhone et qui débarque cette année sur le Mac. C'est un élément de design emblématique qui permet d'agrandir l'écran au maximum sans avoir à délocaliser la webcam : Apple a rogné sur les marges autour de la dalle pour agrandir l'écran en hauteur de part et d'autre des capteurs frontaux. Il ne faut pas voir l'encoche comme un espace d'affichage en moins : c'est précisément l'inverse. Apple a profité de cet espace supplémentaire pour y insérer la barre de menus, qui se retrouve coupée en deux avec les menus spécifiques à chaque application sur la gauche et les icônes de statut sur la droite.


MacBook Pro 2021 encoche

Tout n'est pas parfait : il y a quelques petits bugs de jeunesse et inélégances dans le comportement du système vis-à-vis de cette encoche : menus trop longs qui se chevauchent, icônes de statut qui se retrouvent sous l'encoche... On peut toutefois tabler sur des mises à jour logicielles dans les prochaines semaines, à la fois pour macOS et les applications tierces. En dehors des menus trop longs pouvant se retrouver sur les deux côtés de l'encoche sur certains logiciels professionnels, l'encoche devrait vite se faire oublier pour la plupart des utilisateurs.


MacBook Pro 2021 menus encoche

On trouve tout de même qu'Apple n'en a pas suffisamment fait pour contenter tout le monde, et notamment ceux qui seront inévitablement dérangés par la présence de l'encoche d'un point de vue purement visuel. Par exemple, Apple a insisté sur le fait que les applications en plein écran s'affichent par défaut sous l'encoche, avec une barre supérieure intégralement noire pour éviter tout bug et retrouver une surface d'affichage parfaitement rectangulaire au format 16/10. Il aurait été appréciable qu'Apple propose une option similaire pour l'intégralité du système, d'autant que la technologie Mini-LED permet d'afficher de vrais noirs qui donnent l'impression qu'il n'y a plus de frontière entre l'écran et ses bordures. On peut cependant obtenir des résultats très satisfaisants avec des applications tierces comme TopNotch : en un clic, l'encoche devient définitivement invisible ou presque.


MacBook Pro 2021 TopNotch

La technologie d'écran Mini-LED désigne toujours une dalle LCD, mais dont le système d'éclairage est basé sur une multitude de zones (il y en a 10 000 sur le modèle 16 pouces) pouvant être contrôlées individuellement. Ainsi, une zone désactivée affiche un noir parfait, comme sur un écran OLED. Les progrès en terme de contraste sont ainsi absolument gigantesques, d'autant plus que la luminosité maximale du MacBook Pro a doublé cette année en passant de 500 à 1 000 nits en luminosité constante (et même 1 600 nits en luminosité de pointe). Une image valant mille mots, voyez simplement la différence sur la photo ci-dessous, qui compare un MacBook Pro 16,2" de 2021 à un modèle 16" de 2019 affichant la même image. C'est — littéralement — le jour et la nuit !


MacBook Pro 2021 comparaison mini-LED

La technologie Mini-LED n'est pas aussi précise qu'un écran OLED, où chaque pixel émet sa propre lumière individuellement. On avait ainsi beaucoup parlé du phénomène de blooming à l'occasion de l'intégration de cette technologie à l'iPad Pro au printemps dernier : le rétroéclairage fonctionnant par zones, le moindre pixel actif au sein de cette zone implique le rétroéclairage de la zone complète, y compris les pixels affichant du noir. Il peut ainsi arriver que des pixels supposément noirs ne le soient pas parfaitement lorsque ceux-ci sont juste à côté d'un autre pixel allumé : un halo lumineux se forme alors autour des pixels fortement éclairés.

Ce phénomène n'est pas absent des nouveaux MacBook Pro, mais il est bien moins prononcé que sur l'iPad Pro et il faut pousser la dalle dans ses retranchements pour le voir apparaître, par exemple avec un élément d'interface blanc sur fond noir et la luminosité réglée au maximum. Si on le cherche, on le trouve (il apparaît d'ailleurs sur la photo précédente, avec une pause longue, alors qu'il était invisible à l'oeil nu), mais il n'est pas réellement dérangeant au quotidien.


MacBook Pro 2021 blooming

Un phénomène qui nous dérange plus et auquel nous ne nous attendions pas concerne la présence d'un effet de vignettage sur les bords de l'écran, comme s'il y avait un léger ombré tout autour de la dalle. C'est peu visible avec le fond d'écran par défaut de macOS Monterey, mais l'effet est plus marqué sur fond clair (et il n'est pas évident à photographier). Nous avons constaté cet effet sur plusieurs machines, ce qui exclut un défaut isolé.


MacBook Pro 2021 vignettage

Autre grosse nouveauté de cette année, la technologie ProMotion concerne le taux de rafraichissement de l'écran. Habituellement de 60 Hz pour 60 images par seconde, il peut ici monter à 120 Hz pour des animations plus fluides tout en descendant à seulement 24 Hz en cas d'affichage fixe pour préserver l'autonomie.

Nous avons récemment eu l'occasion de nous extasier au sujet de cette technologie avec l'iPhone 13 Pro. Nous nous apprêtions à faire la même chose avec le MacBook Pro et nous sommes ainsi pressés de juxtaposer deux Macs pour retrouver la différence entre les 60 Hz traditionnels et les 120 Hz de ProMotion. Après avoir passé un bon moment à nous demander si nous avions besoin d'un rendez-vous urgent chez l'ophtalmo, nous avons utilisé un iPhone filmant en mode ralenti à 240 Hz pour en avoir le coeur net. La bonne nouvelle, c'est que les lunettes attendront. La mauvaise, c'est que l'implémentation de ProMotion sur macOS Monterey n'est absolument pas au point.




Il s'avère donc que Safari reste pour le moment plafonné à 60 Hz (et il y a d'ailleurs d'étranges à-coups sur les modèles de 2021). C'est à n'y rien comprendre : c'est précisément Safari, le logiciel d'Apple qui fait le plus appel au défilement et qui a donc le plus à gagner des 120 Hz, qui avait été utilisé en exemple par Apple lors de la présentation du mois dernier. Et en passant d'un logiciel à l'autre, on se rend compte que nombreux sont ceux qui ne prennent pas ProMotion en charge ; c'est bien le cas pour les applications Catalyst qui sont directement issue d'iOS ou pour les apps faisant appel à Metal, mais pas pour les autres, y compris celles développées par Apple !

Si les retards à l'allumage sont parfaitement excusables, l'absence totale de communication d'Apple sur ce sujet l'est beaucoup moins. Cela vaut pour les développeurs qui restent dans le flou à ce sujet, et pour les clients qui achètent un produit en pensant bénéficier d'une fonctionnalité qui n'est pas là, ou pas intégralement tout du moins. On aura sans doute des clarifications et des mises à jour dans les prochaines semaines pour la généralisation de ProMotion à l'ensemble des logiciels, mais il y a de quoi rester sur sa faim pour le moment. D'autant plus que oui, les 120 Hz ont beaucoup à apporter à la fluidité visuelle du Mac, même si les animations sont moins omniprésentes sur macOS que sur iOS. Voici par exemple un comparatif avec un simple déplacement de fenêtre sur le Finder :




Enfin, n'oublions pas une dernière nouveauté qui concerne l'écran : l'augmentation de la résolution. C'est un progrès que nous attendions depuis des années : le MacBook Pro offre enfin une résolution Retina @2x native sur sa définition par défaut ! Le principe de l'écran Retina est a priori très simple : là où un écran classique affiche un pixel, une dalle Retina en affiche quatre pour offrir plus de détails, sans toucher à la définition de l'interface. Sauf qu'avec le MacBook Pro, Apple a augmenté la définition par défaut de l'interface il y a quelques années... sans revoir à la hausse la densité de pixels, ce qui poussait macOS à faire des calculs impossibles impliquant des fractions de pixels.

Sur l'ancien MacBook Pro 16", qui disposait d'une dalle de 3 072 x 1 920 pixels, la définition par défaut était de 1 792 x 1 120 pixels et non de 1 536 x 960 pixels. Si macOS faisait un admirable travail de mise à l'échelle en trichant avec des pixels de divers niveaux de gris, l'affichage n'était pas totalement parfait. Désormais, le MacBook Pro 16,2" arbore une dalle de 3 456 x 2 234 pixels pour une définition par défaut de 1 728 x 1 117 pixels, pile quatre fois moins, et le principe est le même pour le modèle 14,2". Étonnamment, c'est un très léger recul de la surface d'affichage. Mais oui, c'est notablement plus net.


Résolution MacBook Pro 16 pouces 2021


Webcam, micros et haut-parleurs


La qualité des webcams embarquées au sein des Macs a été beaucoup décriée ces deux dernières années, alors que l'usage de la visioconférence a explosé dans le contexte sanitaire que l'on connaît. Il était temps que la caméra du MacBook Pro bénéficie enfin d'une grosse mise à jour et Apple n'a pas déçu sur ce point. Exit la caméra FaceTime HD 720p, le nouveau modèle passe au 1080p avec une ouverture plus large et un capteur plus grand. C'est une véritable transfiguration : la qualité d'image est grandement améliorée, plus nette et précise, plus lumineuse, avec des couleurs plus fidèles et une meilleure gestion des sources de lumière parasites. Les ronchons diront qu'Apple a simplement rattrapé son retard... et ils n'auront pas totalement tort.


MacBook Pro 2019 webcam 720p

Webcam 720p du MacBook Pro 16" de 2019


MacBook Pro 2021 webcam 1080p

Webcam 1080p du MacBook Pro 16,2" de 2021



Apple a également amélioré les micros, qui sont prétendument « de qualité studio ». Il y a sans doute du mieux, que nous n'avons pas constaté de manière absolument flagrante en parlant à distance normale en face de l'ordinateur. La qualité est bonne mais reste en tout cas inférieure à celle d'un micro dédié.

Pour ce qui est du son, le nouveau système audio à six haut-parleurs est assez impressionnant. Les progrès d'une année sur l'autre sont instantanément notables avec des niveaux de basses inédits sur un MacBook Pro, que ce soit sur le modèle 16,2" ou le modèle 14,2". Le son reste toutefois criard lorsque le volume est poussé trop fort. Il s'agit toujours d'enceintes de très petite épaisseur : améliorer leur qualité est important car un portable n'est pas toujours à proximité de haut-parleurs externes, mais rien ne remplace une paire d'enceintes dédiées.


Autonomie et recharge


Apple en a fait des tonnes sur l'autonomie des nouveaux MacBook Pro lors de leur présentation, promettant jusqu'à 17 heures sur les modèles 14,2" et 21 heures sur les modèles 16,2". Attention toutefois, ces estimations s'appliquent pour une simple lecture de vidéo : pour la navigation web, il est plutôt question de 11 heures et 14 heures, soit respectivement 1 heure et 3 heures de plus que les anciens modèles.

Comme toujours, Apple ne triche pas sur ses estimations mais donne un usage peu réaliste : il faut une utilisation particulièrement minimaliste pour obtenir de tels chiffres. Dans les faits, il reste impensable de partir pour une journée de travail intensif sans son chargeur, mais les progrès de cette nouvelle génération sont indéniables et le passage à l'architecture Apple Silicon est beaucoup plus permissif pour la gestion des montées en charge : la puce chauffe peu, les ventilateurs ne tournent pas ou peu vite, et la batterie se décharge moins vite qu'avec un Mac équipé d'un processeur Intel à tâches égales. Le seul gouffre de consommation reste l'écran, qui fait vite descendre l'autonomie si sa luminosité n'est pas modérée.


Recharge MagSafe MacBook Pro 2021

La recharge rapide est réellement bénéfique pour obtenir un gros coup de boost en cas d'urgence. Apple promet que 30 minutes de recharge permettent d'obtenir 50% de charge. En réalité, c'est même un peu plus : en réalisant le test sur un modèle 16,2", nous avons atteint 55%. En réalisant le même test avec un chargeur USB-C de 96 W, le même Mac n'a atteint que 38%.


Puces Apple M1 Pro et Apple M1 Max


Les MacBook Pro de 2021 sont équipés des puces Apple M1 Pro ou Apple M1 Max. Pour la puce Apple M1 Pro, le CPU a soit 8 coeurs en entrée de gamme, soit 10 coeurs sur les autres modèles, et le GPU peut avoir 14 ou 16 coeurs. Pour la puce Apple M1 Max, le CPU a 10 coeurs et il y a le choix entre 24 et 32 coeurs pour le GPU. Il y a ensuite différents choix pour la RAM (16 Go ou 32 Go pour la puce M1 Pro, 32 Go ou 64 Go pour la puce M1 Max) et le stockage (jusqu'à 8 To). Indépendamment des performances, qu'il soit possible d'équiper le petit modèle de MacBook Pro des mêmes options que le modèle 16,2" est totalement inédit et c'est une excellente nouvelle pour les utilisateurs exigeants souhaitant un ordinateur plus compact.


Apple M1 Pro Apple M1 Max

Dans le cadre de cette visite guidée, nous n'avons pu approcher que des modèles équipés d'une puce Apple M1 Pro et resterons donc dans des remarques générales. D'abord une petite idée des différences de performance avec une comparaison de benchmarks réalisés sur GeekBench. Pour la puce M1 Pro avec huit coeurs, on obtient un score de 1 767 en monocoeur et de 9 927 en multicoeur. Pour la puce M1 Pro avec dix coeurs, on passe à 1 746 en monocoeur et 12 292 en multicoeur. On a donc essentiellement un recul de 20% des performances brutes pour le modèle d'entrée de gamme, alors que tous les autres (y compris avec la puce M1 Max) sont logés à la même enseigne. À titre de comparaison, la puce Apple M1 classique atteint 1 713 en monocoeur et 7 447 en multicoeur. Les progrès sont considérables, mais le modèle d'entrée de gamme est à éviter pour les utilisateurs ne souhaitant pas faire de compromis sur le sujet.

Pour ce qui est des graphismes, le test Metal donne 39 129 pour la puce M1 Pro avec 14 coeurs, 41 907 pour la puce M1 Pro avec 16 coeurs, 55 905 pour la puce M1 Max avec 24 coeurs et enfin 65 413 pour la puce M1 Max avec 32 coeurs. La puce M1, elle, se contente de 21 842 points pour le modèle de 8 coeurs. À titre de comparaison, la carte AMD Radeon Pro 5300M des anciens MacBook Pro 16" atteignait un score de 24 461 points. Le progrès est donc important, mais avec deux modèles d'entrée de gamme qui se battent dans un mouchoir de poche : pour les utilisateurs les plus exigeants, impossible de faire l'impasse sur un modèle M1 Max (supplément de 230 € ou 460 € selon le nombre de coeurs).


Conclusion


Ce MacBook Pro ne fera pas l'unanimité à cause de son encoche, un choix de design osé qui est par définition clivant. Indépendamment de cet élément subjectif, les ordinateurs que nous venons d'approcher représentent incontestablement la plus grande avancée dans la gamme professionnelle d'Apple depuis l'arrivée des écrans Retina en 2012. Il y a l'écran qui époustoufle, ni plus ni moins. Tout n'est pas parfait, certes, mais le mini-LED est un argument de vente à lui tout seul. Il y a les puces Apple Silicon, qui progressent encore tout en promettant une autonomie accrue. Et il y a bien sûr le retour de la connectique variée, qui n'est pas une avancée en soi mais qui était tout de même très attendu — comme la suppression de la Touch Bar. Sans oublier quelques améliorations en marge, comme les haut-parleurs ou la webcam.

Cette nouvelle génération de MacBook Pro est généreuse en nouveautés et elle nous montre aussi qu'Apple, parfois, sait écouter les doléances de ses utilisateurs. Les errements de 2016 sont désormais derrière nous : il n'y a plus de défauts flagrants (ah, le clavier papillon...) ou de frustrations majeures (la connectique et la Touch Bar). Apple a mis le paquet pour les pros, oubliant certaines obsessions du passé (d'un certain Jony Ive) pour la finesse extrême.


Test MacBook Pro 2021

Vous pouvez retrouver ces nouveaux MacBook Pro sur l'Apple Store. Attention, les délais sont variables selon les modèles mais il y a quoi qu'il en soit plusieurs semaines d'attente. Certains revendeurs disposent de stocks disponibles sans attente, par exemple chez Amazon (14,2 pouces — 16,2 pouces), Boulanger, CDiscount, Darty ou Fnac. Si votre achat n'est pas pressé, vous pouvez attendre l'arrivée de baisses de prix chez les revendeurs et guetter l'arrivée des promos grâce à notre comparateur de prix ; vous pouvez créer des alertes personnalisées pour recevoir un e-mail en cas de baisse de vos modèles favoris. En cas d'interrogation ou de doute, n'hésitez pas à faire appel à notre forum pour obtenir de l'aide personnalisée.

MacBook Pro sur l'Apple Store
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Vos réactions (11)

bunios

8 novembre 2021 à 18:33

Merci de ce premier bilan de ces nouveaux MacBook Pro 14 et 16 pouces.

A+

Zazen

8 novembre 2021 à 19:35

Merci pour ce descriptif, fort clair et très factuel.

fabien77880

8 novembre 2021 à 19:56

Super retour !! En effet, des MBP pour les Pro qui s’en balancent le steak d’avoir un Mac fin, beau et magnifique à la place de l’autonomie, des ports et autres…

Pour ce qui est de l’écran XDR, c’est idem sur l’iPad XDR qui a aussi son « vignetage » avec la sensation que l’écran n’est plus laminé…
C’était pour moi aussi le plus agaçant.

Yann7

8 novembre 2021 à 21:17

Des machines tellement puissantes que l'on ne sait pas à quoi sert à M1 max 64Go par rapport au M1 pro 32Go.

Cmoi

9 novembre 2021 à 02:57

Mouais...Encoche et épaisseur, je ne suis pas chaud! Mais bon, de toute façon, je ne suis pas la cible des MBP. Un futur MBA me suffira pour mes tâches (et sans encoche, ce serait mieux), même si je trouve le format de 13,xx" de l'actuel MBA, un peu petit...même si je le préfère à un 14,xx" avec encoche. Mais on verra bien en 2022.

LoTsey

9 novembre 2021 à 03:17

Merci d’avoir abordé le vignettage : personne n’en parle et je découvre le phénomène… Je vais donc pouvoir m’y préparer à l’avance psychologiquement 😂

magister

9 novembre 2021 à 08:38

Merci de ce super article, fouillé et exhaustif ! Ma commande attendra encore qqs mois, le temps que soient réglés toutes les détails imparfaits, mais je suis convaincu par ces nouveaux Macs : je ne l'étais pas par ses prédécesseurs immédiats.

Woodcutter

9 novembre 2021 à 08:49

Merci pour ce test 🙂
Très parlant cette image montrant la différence entre écran mini-LED et LED classique.

Tonton33

9 novembre 2021 à 09:53

Pas du tout concerné par ce matériel, j'ai beaucoup aimé lire cet article.
Merci.

Paulus

9 novembre 2021 à 13:14

« La technologie d'écran Mini-LED désigne toujours une dalle LCD…… Ainsi, une zone désactivée affiche un noir parfait, comme sur un écran OLED. Les progrès en terme de contraste sont ainsi absolument »😁😄😂

clive-guilde

9 novembre 2021 à 19:06

ah quand du deepllearning sur ces mac ? Le couple CUDA - NVIDIA et sa main mise ....

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